ActualitéÉconomieEnvironnement

Gabon : l’Appel de Libreville clôture la conférence internationale sur l’Iboga et l’Ibogaïne

0

LIBREVILLE, 14 janvier 2026 (AGP) – La conférence internationale sur l’Iboga et l’Ibogaïne s’est achevée mardi à Libreville par l’adoption de «l’Appel de Libreville», un manifeste formulant sept recommandations majeures visant à structurer et à valoriser la filière nationale de l’Iboga, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.

Le document préconise la mise en place d’un cadre réglementaire, éthique et institutionnel intégrant l’accès, l’utilisation, la transformation et la valorisation de l’Iboga et de ses alcaloïdes, tout en prenant en compte les savoirs endogènes ainsi que les connaissances culturelles et médicinales associées. Il recommande également l’organisation d’une conférence nationale réunissant l’ensemble des parties prenantes, afin de définir un mécanisme de financement et de bâtir une chaîne de valeur structurée autour de l’Iboga. L’instauration d’un dispositif de propriété intellectuelle est par ailleurs envisagée pour consacrer le Gabon comme sanctuaire de cette ressource stratégique.

Le président de la Fondation Reset Health, Stéphane Lasme, co-organisateur de l’événement, a exhorté les acteurs à conjuguer leurs efforts pour accélérer la valorisation de l’Iboga. « Le monde avance, et il avancera sans nous si nous ne travaillons pas ensemble pour prendre notre place », a-t-il déclaré, appelant les partenaires internationaux et les pays utilisateurs à coopérer avec le Gabon dans un esprit de responsabilité partagée, de transparence et de respect mutuel.

Clôturant les travaux, le ministre des Eaux et Forêts, de la Préservation de l’Environnement, chargé du Climat et du Conflit Homme-Faune, Maurice Ntossui Allogo, a affirmé que l’Iboga doit devenir « une ressource qui définit l’identité de notre nation », en l’érigeant en pilier stratégique de l’économie nationale. Il a insisté sur la nécessité de transformer son potentiel thérapeutique en levier de développement durable au profit des communautés locales, tout en préservant l’intégrité des écosystèmes forestiers, soulignant que l’avenir économique de l’Iboga demeure indissociable de la pérennité de la ressource.

Le ministre a également relevé que l’alliance entre savoirs ancestraux et sciences modernes « ne constitue plus une option, mais un impératif stratégique », estimant que le Gabon dispose de « la légitimité historique et politique nécessaire pour porter une vision souveraine de l’Iboga sur la scène internationale ». Il a appelé à une mobilisation conjointe des pouvoirs publics, du monde scientifique et du secteur privé, dans un partenariat d’exception avec la communauté internationale, notamment les États-Unis.

À cet égard, le ministère des Eaux et Forêts s’est engagé à finaliser prochainement la signature d’une lettre d’intention avec des partenaires américains, en vue de bâtir des partenariats « gagnant-gagnant » sur les plans académique, culturel, diplomatique et économique, tout en veillant à la protection des intérêts nationaux et du patrimoine naturel du Gabon.

CM/CBM/FSS/AGP

Gabon/Réforme : les représentants des partis politiques légalement reconus attendus  vendredi prochain

Article précédent

Ngounié : une maison et un dépôt de marchandises ravagés par les flammes à Mouila

Article suivant

Commentaires

Laisser une réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Plus dans Actualité