LIBREVILLE, 4 mars 2026 (AGP) – Une usagère a aspergé de pétrole des dossiers et cinq agents du greffe civil du Tribunal de première instance de Libreville, dont une femme enceinte, le 25 février dernier, avant d’être maîtrisée par les forces de l’ordre, selon une déclaration du ministère de la Justice consultée par l’AGP.
D’après le communiqué du ministère de la Justice du Gabon, l’incident fait suite à un échange téléphonique intervenu le 24 février 2026 entre la mise en cause et le greffier en chef du Palais de Justice de Libreville. L’intéressée s’était alors enquise de l’évolution de son dossier et s’était vu indiquer, de manière erronée, que celui-ci était introuvable.
Invitée à saisir l’Inspection générale des services judiciaires pour toute réclamation, l’usagère s’est présentée le lendemain au greffe civil munie de deux bouteilles de pétrole et d’un allume-gaz. Elle a répandu le produit inflammable sur des dossiers ainsi que sur cinq agents, tout en exigeant que son dossier soit retrouvé, précise la même source.
Aucune perte en vie humaine n’a été signalée. Les agents aspergés ont reçu une assistance appropriée. Le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, a exprimé sa solidarité et sa compassion aux victimes, annonçant la mise à leur disposition d’un accompagnement psychologique.
Dans sa déclaration, le ministre a condamné « avec la plus grande fermeté » ces faits, rappelant que les fonctionnaires, au service des usagers, ne sauraient faire l’objet d’agressions dans l’enceinte des juridictions.
Par ailleurs, une enquête administrative a été ordonnée afin de déterminer les responsabilités et d’établir les circonstances exactes de cet incident qualifié de grave.
La Chancellerie a également annoncé le lancement d’une réflexion sur l’amélioration de l’accueil des justiciables, la réception et la conservation des dossiers ainsi que la réduction des délais de traitement. Cette mission sera conduite par l’Inspection générale des services judiciaires en collaboration avec les chefs de juridictions et les responsables des greffes. Un rapport est attendu au plus tard le 15 mars 2026.
En outre, le ministère de la Justice et le commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire entendent formuler des propositions visant à renforcer la sécurité au sein des juridictions. Les conclusions de ces travaux devront également être soumises au ministre avant le 15 mars 2026.
FSS/AGP











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