LIBREVILLE, 11 mars 2026 (AGP) – Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Augustin Emane, a effectué mercredi 11 mars une visite au Tribunal de première instance de Libreville afin de s’enquérir des conditions de travail des magistrats, greffiers et auxiliaires de justice, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Cette visite intervient au lendemain de celle effectuée à l’annexe de cette juridiction. Elle a permis au membre du gouvernement de constater les conditions dans lesquelles évoluent les acteurs du corps judiciaire au palais de justice de Libreville.
Au cours de cette tournée, le ministre a notamment relevé l’exiguïté de plusieurs bureaux et la vétusté de certaines installations. Des espaces initialement conçus pour accueillir deux à quatre agents abriteraient désormais un nombre bien plus important de personnels.
Le même constat a été fait dans plusieurs services, notamment au greffe correctionnel, au greffe civil, dans les bureaux du procureur de la République, au secrétariat du parquet ainsi que dans les cabinets d’instruction.
Les bureaux, où sont entreposés scellés, registres et dossiers judiciaires, souffrent également d’un manque d’espace, une situation liée notamment au retard accusé dans la numérisation des données et actes judiciaires, mais aussi à la vétusté de l’infrastructure construite dans les années 1970.
Le ministre a par ailleurs marqué un arrêt au bureau des secrétaires du parquet afin de s’informer sur le processus de déferrement des détenus devant le tribunal. Au parquet, il a également été constaté que certains registres administratifs, notamment ceux des courriers arrivés et des audiences ordinaires et de flagrants délits ne sont pas toujours tenus de manière à faciliter l’organisation des audiences.

À l’issue de cette visite, des recommandations ont été formulées à la hiérarchie du tribunal afin d’améliorer l’organisation du travail et d’optimiser la programmation des dossiers en audience.
La visite s’est déroulée en présence du procureur général près la Cour d’appel judiciaire, Eddie Minang, du procureur de la République, Dick Fabrice Boungou Mickolo, ainsi que du président du Tribunal de première instance de Libreville, Jean Gaël Doumbénény.
FSS/EN/AGP











Commentaires