FRANCEVILLE, 23 mars 2026 (AGP) – La Faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM) a lancé lundi à Franceville, la capitale provinciale du Haut-Ogooué (sud-est du pays), une campagne de sensibilisation sur l’endométriose, à l’occasion du « Mars jaune », mois dédié à la lutte contre cette maladie encore largement méconnue au Gabon, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Selon le professeur Éric Mombo, vice-doyen de ladite faculté, l’endométriose reste insuffisamment connue alors qu’elle affecte directement les femmes et, par ricochet, l’ensemble de la société. « Nous sommes tous concernés : ce sont nos filles, nos sœurs, nos épouses, nos mères et nos grands-mères qui en souffrent. Il était essentiel de marquer ce mois de sensibilisation », a-t-il indiqué.
La première étape de cette mobilisation s’est tenue au Centre interdisciplinaire de recherche médicale de Franceville (CIRMF), à travers une séance d’information. La campagne se poursuivra mardi à l’USTM avec des communications animées par des gynécologues et des pédiatres, avant de s’étendre mercredi et jeudi au Centre hospitalier universitaire Amissa Bongo, notamment dans les services des urgences et de maternité, afin de toucher un large public, y compris les patientes venues des localités environnantes.
Les responsables universitaires soulignent que cette pathologie est souvent ignorée en raison de la banalisation de ses symptômes. Ils rappellent que des douleurs menstruelles intenses, des règles abondantes ou encore des douleurs abdominales récurrentes constituent des signes majeurs de l’endométriose, trop souvent minimisés. Cette méconnaissance retarde le diagnostic et peut entraîner des complications, dont l’infertilité.
L’implication de l’USTM s’explique également par la forte proportion de femmes dans ses effectifs, près de 66 % des étudiants en médecine étant directement concernées par cette pathologie. Située dans une zone en contact avec des populations rurales, l’université entend jouer un rôle clé dans la diffusion de l’information, notamment auprès des patientes venues de Bongoville, Mounana, Moanda ou Pana.
Du côté des étudiantes, l’engagement est également marqué. «L’endométriose est une maladie qui provoque des douleurs intenses et peut conduire à la stérilité. Il est important que toute la société se mobilise pour soutenir les femmes qui en souffrent », a déclaré une étudiante en médecine, Aurelle Mbang Nang.
La campagne se poursuivra tout au long de la semaine, avec pour objectif de briser le silence autour de l’endométriose et d’encourager un diagnostic précoce.
TLAM/LKM/FSS/EN/AGP











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