LIBREVILLE, 25 mars 2026 (AGP) – Dans le cadre de sa mission législative, le sénateur, Georges Mpaga a soumis deux propositions de loi, l’une relative au recouvrement des avoirs détournés en République gabonaise, l’autre portant sur la transparence dans le secteur extractif et la gestion des ressources naturelles.
Actuellement en examen au sein de la haute chambre du Parlement, ces textes visent, selon leur initiateur, à renforcer la lutte contre l’impunité en passant d’une simple sanction pénale à une restitution effective des biens détournés.
«Fidèle à l’engagement du chef de l’État de mettre fin à l’impunité, chaque franc détourné doit retourner dans les caisses de l’État pour financer les infrastructures et la santé. Le président a entendu la forte demande sociale. Ces lois visent à garantir que l’argent du Gabon revienne aux Gabonais, notamment pour régulariser les situations administratives et assurer le paiement des rappels attendus par les agents publics », a-t-il déclaré.
Le sénateur a également insisté sur la nécessité de «briser le cycle de l’opacité qui maintient une partie de la population dans la pauvreté malgré les richesses du pays ».
Parmi les principales mesures proposées figure la création d’une Agence nationale de gestion des avoirs saisis et confisqués.
« Ce mécanisme permettra de traquer les biens mal acquis, tant au niveau national qu’international, en introduisant l’inversion de la charge de la preuve en cas d’enrichissement illicite manifeste », a-t-il expliqué.
Les propositions prévoient en outre la divulgation des contrats miniers et pétroliers, l’identification des bénéficiaires effectifs (fin des prête-noms), ainsi que la publication systématique des revenus versés à l’État.
Selon le sénateur, l’adoption de ces textes présente un double enjeu. Sur le plan économique, il s’agirait de récupérer des milliards FCFA sans recourir à l’endettement, afin de permettre au Gabon de financer son développement sur ressources propres.
Sur le plan international, «en protégeant ses ressources, le Gabon envoie un signal fort aux investisseurs et partenaires tels que le FMI, la Banque mondiale et l’ITIE. La réduction du risque de corruption renforce l’attractivité du pays et sa crédibilité sur la scène internationale», a-t-il conclu.
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