LIBREVILLE, 5 mars 2026 (AGP) – La Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG) dénombre actuellement 4 047 branchements directs à travers le pays, a indiqué le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, lors de son passage sur un plateau télévisé de Gabon 1ère, soulignant que des actions sont en cours pour mettre fin à cette pratique, a noté l’Agence Gabonaise de Presse.
Selon le membre du gouvernement, trois types de branchements directs ont été identifiés. Le premier, dit « technique », survient lorsque le compteur est défectueux ou en panne. Dans ce cas, la SEEG branche temporairement l’abonné directement au réseau avant de procéder au remplacement du compteur. Toutefois, ces remplacements connaissent parfois des retards, entraînant des situations prolongées de non-paiement.
Le deuxième type correspond à une fraude, c’est-à-dire un branchement réalisé illégalement par des habitants, sans l’intervention des agents de la SEEG. Enfin, le troisième type concerne le piratage : des individus, parfois avec la complicité interne ou externe, se connectent illégalement à un compteur existant ou installent des compteurs falsifiés.
Philippe Tonangoye a également indiqué que certaines localités sont particulièrement touchées par ce phénomène. À Port-Gentil, par exemple, 1 389 branchements directs ont été recensés. Moanda en compte 561, Koulamoutou 235 et Franceville 1 173. À Libreville, 663 branchements directs sont répertoriés dans la base de données de la SEEG, un chiffre que le ministre juge surprenant. Il a toutefois précisé que celui-ci pourrait évoluer à l’issue des investigations en cours.
Pour remédier à cette situation, des mesures ont été engagées. Dans un premier temps, un délai de trois mois est accordé aux foyers disposant de ces branchements afin de régulariser leur situation. Les ménages concernés seront contactés et invités à se rapprocher de la SEEG pour l’installation d’un compteur.
Par ailleurs, les cas avérés de fraude et de piratage feront l’objet d’enquêtes menées par des brigades mixtes composées d’agents de la SEEG, de la gendarmerie et de la magistrature, selon les autorités.
JM/FSS/AGP











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