LIBREVILLE, 14 août 2025 (AGP) – Le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, Philippe Tonangoye, a exposé mercredi, les causes structurelles qui entravent la distribution de l’eau et de l’énergie sur l’ensemble du territoire national, à l’occasion du bilan des 100 premiers jours à la tête de son département, a noté l’Agence Gabonaise de Presse.
Le ministre a rappelé qu’un investissement d’urgence de 7 à 8 milliards de FCFA a été mobilisé pour résoudre le blackout ayant affecté le Grand Libreville les 29 et 30 mai derniers, en raison de la dégradation avancée des équipements. Malgré l’existence d’infrastructures de production sur l’ensemble du territoire, la capacité actuelle, estimée entre 650 et 700 mégawatts, reste insuffisante pour répondre aux besoins du pays. Cette faiblesse est principalement attribuée à la vétusté des installations, dont certaines n’ont pas été renouvelées depuis 25 à 30 ans, ainsi qu’au manque d’investissements dans le secteur.
Le ministre Tonangoye a également pointé les dysfonctionnements liés à la gestion de la Société d’Énergie et d’Eau du Gabon (SEEG), chargée de la distribution. Il a dénoncé une gouvernance marquée par la gabegie financière, les fraudes et divers dysfonctionnements, appelant à une réforme en profondeur. Selon lui, «la SEEG est passée de la perfusion à la respiration artificielle», ce qui justifie la nécessité de scinder ses activités en deux entités distinctes, l’une dédiée à l’eau et l’autre à l’énergie, tout en renforçant les mécanismes de recouvrement.
Pour remédier durablement à la médiocrité du service, le ministère estime à 2 000 milliards de FCFA sur sept ans le montant des investissements nécessaires. Ce plan vise à restaurer la performance des infrastructures, améliorer la gouvernance du secteur et garantir un accès universel, fiable et équitable à l’eau et à l’énergie sur l’ensemble du territoire.
CM/CBM/FSS/AGP

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