LIBREVILLE, 02 février 2026 (AGP) – Après l’annonce de la reprise des cours ce lundi par le ministère de l’Éducation nationale et de l’Instruction civique, le constat sur le terrain à Libreville demeure mitigé, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Si certains établissements ont effectivement rouvert leurs portes, la reprise reste globalement timide, tant du côté des enseignants que des élèves. Au CES public du Centre, la rentrée s’est faite de manière progressive. Sur les 10 enseignants attendus entre 7h30 et 9h15, seuls 6 ont répondu présents. << Nous avons des fiches de présence qui nous permettront d’identifier, ceux qui sont absents et ceux qui sont présents nous ferons cela toute la journée, sur les 10 enseignants attendus seuls six ont répondu présent >>, a déclaré M. Bayonne, principal dudit établissement.
Au lycée Technique Omar Bongo, la situation apparaît légèrement plus encourageante. Sur 61 enseignants attendus, 49 étaient effectivement présents, traduisant une volonté de reprise malgré les tensions persistantes. << J’ai décidé de reprendre les cours après la réunion que nous avons tenue et les promesses faites, nous espérons que les choses vont rentrer dans l’ordre >>, a fait savoir Rudy Olomo Medza.
En revanche, dans certains établissements, la reprise s’est révélée quasiment inexistante. C’est notamment le cas du lycée Immaculée Conception, où aucun enseignant n’était présent, bien que la présence de quelques élèves ait été constatée. Une situation préoccupante, qui illustre les difficultés persistantes du système éducatif, en dépit des efforts engagés par le gouvernement pour un retour effectif à la normale.

À l’heure où le bras de fer entre les acteurs du secteur éducatif et les autorités se poursuit, cette reprise à demi-teinte pose une fois de plus la question de l’efficacité des mécanismes de dialogue et de suivi. La véritable rentrée scolaire ne semble donc pas encore totalement actée dans les faits, malgré les annonces officielles.
JPM/JM/WM/AGP











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