LIBREVILLE, 7 février 2026 (AGP) – Le collectif des enseignants SOS Éducation «La Base» s’est de nouveau réuni, ce samedi 7 février, au carrefour Nyali (PK8), dans le 5ᵉ arrondissement de Libreville, afin de rendre compte des échanges tenus à l’Assemblée nationale et de se prononcer sur la suspension ou la poursuite du mouvement de grève, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
À l’issue de plusieurs prises de parole marquées par des avis divergents, la majorité des enseignants présents a voté, à main levée, en faveur de la poursuite de la grève. Selon eux, les mesures annoncées par le gouvernement demeurent insuffisantes et ne justifient pas, à ce stade, une suspension du mouvement.
«Combien d’enseignants seront encore sans salaire à la fin de ce mois ? Combien continueront à percevoir des présalaires ? Combien feront encore face à des procédures d’intimidation à travers nos chefs d’établissement ? Nous avons été reçus à l’Assemblée nationale, par les maires et bien d’autres responsables, mais qui ignore encore les revendications des enseignants ? Nous devons sortir de la politique. Selon moi, l’option d’une année blanche serait une attitude lucide », a déclaré Jim Ndong Metogo lors de son intervention.

Par ailleurs, d’autres membres du collectif SOS Éducation «La Base» ont évoqué la nécessité d’envisager une suspension de la grève, au regard des efforts consentis par les autorités, tout en restant attentifs à l’évolution de la situation.
« J’appelle à la reprise des cours, car on parle de radicalisation et de mobilisation, alors que, le lendemain, certains enseignants sont déjà dans les salles de classe. C’est cette contradiction que les enseignants ne veulent plus voir. On évoque la radicalisation, mais sur le terrain, les cours ont repris. J’appartiens à un établissement où les cours ont déjà repris», a indiqué Mbeng Nze, enseignant.
JM/FSS/AGP











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