LIBREVILLE, 16 janvier 2026 (AGP) – Le procureur général près la Cour d’appel judiciaire de Libreville, Eddy Minang, a rappelé jeudi écoulé, le strict respect de la loi aux enquêteurs officiers de police judiciaire (OPJ) et aux agents affectés sur la voie publique, lors d’un échange tenu au palais de justice, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
«Il est illégal de retenir une personne, un véhicule ou des documents pour non-paiement immédiat. Une telle rétention constitue une séquestration», a déclaré le procureur général.
S’exprimant sur un ton ferme, le haut magistrat a dénoncé certaines pratiques observées sur le terrain, notamment la rétention de personnes, de véhicules ou de documents administratifs en cas de non-paiement immédiat d’amendes. Il a averti que de tels agissements exposent leurs auteurs à des poursuites pénales.
Selon Eddy Minang, les amendes prévues par la loi doivent être recouvrées conformément aux procédures en vigueur, par les circuits administratifs et judiciaires appropriés, et non par des mesures coercitives arbitraires. Il a rappelé que les OPJ ont pour mission de constater les infractions, d’identifier leurs auteurs et de transmettre les procédures aux autorités judiciaires compétentes.
Cette rencontre visait également à renforcer la collaboration entre le parquet et les services d’enquête, dans un contexte de réorganisation et de moralisation de l’action publique.
Le procureur général a appelé les OPJ à faire preuve de professionnalisme, de rigueur et de respect des droits des citoyens, conditions essentielles à la crédibilité de la chaîne pénale. Il a enfin prévenu que toute violation des règles de procédure, notamment les atteintes à la liberté individuelle, entraînera des sanctions disciplinaires et judiciaires, conformément aux textes en vigueur.
SMM/JM/FSS/AGP











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