LIBREVILLE, 13 février 2026 (AGP) – Le ministre de la Justice, garde des Sceaux chargé des Droits humains, Augustin Emane, s’est rendu jeudi écoulé à la Prison centrale de Libreville afin de constater les conditions de détention des personnes privées de liberté et d’évaluer le fonctionnement de l’établissement pénitentiaire, selon un communiqué dudit ministère.
Au terme de cette visite, le membre du gouvernement a indiqué que les autorités entendent réduire significativement le nombre de détenus en détention préventive, actuellement majoritaires au sein de la structure carcérale. L’objectif affiché est d’inverser la tendance, en veillant à ce que le nombre de condamnés dépasse celui des prévenus.
Accompagné des acteurs de la chaîne judiciaire et de responsables en charge des droits humains, le ministre a relevé parmi les principaux défis la nécessité d’accélérer le traitement des dossiers par les magistrats, afin de désengorger la prison centrale de Libreville.
« Les statistiques le prouvent, une grande partie des pensionnaires sont en détention préventive, souvent prolongée, et c’est un souci », a déclaré le garde des Sceaux.
Selon les chiffres avancés, sur environ 3 500 détenus recensés dans l’établissement, seuls 500 à 600 auraient été jugés. Près des trois quarts des personnes incarcérées seraient ainsi en attente de procès, une situation jugée préoccupante par les autorités.

Au cours de sa visite, Augustin Emane a parcouru plusieurs installations, notamment la maison d’arrêt pour femmes, le quartier des mineurs, certains des blocs les plus peuplés, ainsi que l’infirmerie, la chapelle, le centre de réinsertion et la brigade cynophile.
Le ministre a également pris acte des travaux de réhabilitation et de modernisation engagés au sein de l’établissement, saluant des « changements positifs » tout en réaffirmant la volonté du gouvernement d’améliorer les conditions de détention et de garantir le respect des droits fondamentaux des personnes incarcérées.
FSS/AGP











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