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Gabon/Culture : « Un coeur meurtri », Martine Lomba s’explique sur l’inspiration de l’œuvre et les contours de partenariat

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Martine Lomba alias Émeraude le Diamant vert.

LIBREVILLE, 27 mars 2026 (AGP) – Dans une interview accordée à l’Agence Gabonaise de Presse, l’humoriste web Martine Lomba, plus connue sous le nom d’Émeraude, « le diamant vert », a bien voulu répondre à nos questions au sujet de sa collaboration avec la maison de production Afram Blessed Production. La jeune artiste, reconnue pour son talent et sa créativité, revient sur les contours du partenariat, ses motivations ainsi que les perspectives qui en découlent. Lecture.

AGP : Vous êtes connue à travers Le Journal d’Émeraude et sous le nom d’Émeraude le Diamant Vert, notamment comme humoriste web. Aujourd’hui, vous êtes actrice, productrice exécutive et impliquée dans des initiatives institutionnelles, notamment avec le ministère du Tourisme ou encore le ministère de l’Intérieur. Que comprendre de cette aventure ?

Martine Lomba : “C’est vrai que beaucoup m’ont découverte à travers le digital, avec des contenus humoristiques et des personnages qui ont marqué le public. Mais dès le départ, il y avait une vision derrière : raconter des histoires, transmettre des messages et créer un impact. Aujourd’hui, cette évolution vers le cinéma et les initiatives institutionnelles est une continuité logique. Je reste dans la narration, mais avec des formats plus structurés, plus profonds et plus ambitieux.”

À quel moment s’est fait cette transition dans votre parcours et dans quel objectif ?

“La transition s’est faite progressivement. À force d’expérience et de maturité, j’ai ressenti le besoin de passer à une autre dimension. L’objectif était de professionnaliser mon travail, d’aller au-delà du digital et surtout de contribuer à la construction d’une industrie audiovisuelle forte au Gabon. C’était aussi une manière d’ouvrir des portes, pas seulement pour moi, mais pour toute une génération.”

D’où est née la vision du film « Un cœur meurtri » ?

“La vision de « Un Cœur Meurtri » est née d’une volonté de raconter des réalités humaines profondes, souvent vécues, mais rarement exprimées. C’est un projet qui s’inspire de situations que beaucoup traversent, avec une approche sincère, émotionnelle et accessible. L’idée était de proposer une œuvre qui parle à tous, au-delà des frontières.”

Qu’est-ce que vous souhaitez faire ressortir à travers la thématique abordée dans ce film ?

“Nous avons voulu mettre en lumière les blessures invisibles, les choix difficiles et leurs conséquences. C’est un film sur la douleur, mais aussi sur la résilience, la reconstruction et l’espoir.”

Pourquoi avoir fait le choix de collaborer avec Blessed AFAM Production, plutôt qu’avec des maisons de production de pays voisins comme Ebenezer Kepombia
(Chambeny Production) ou Franck Vlehi (Lully Grâce Production), qui bénéficient d’une forte visibilité ?

“Le choix s’est fait sur la base de la vision et de la stratégie, en plus de l’opportunité. Nous voulions inscrire ce projet dans une dynamique panafricaine forte, avec un partenaire capable d’accompagner une production de cette envergure. Blessed AFAM Production a apporté une complémentarité, une expertise et un réseau qui correspondaient parfaitement à nos ambitions. Ce n’est pas seulement une question de visibilité, mais surtout d’alignement et de capacité à construire sur le long terme.”

Cette collaboration annonce-t-elle d’autres projets ou partenariats à venir ?

“Oui, clairement. Ce projet est une première étape dans une vision beaucoup plus large. Nous travaillons sur d’autres perspectives de collaboration, toujours dans l’objectif de produire des contenus de qualité et de positionner nos projets à l’international.”

Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes qui aspirent à suivre votre parcours ?

“Je leur dirais de croire en leur vision, même quand elle n’est pas encore comprise. Le parcours demande du travail, de la discipline et surtout de la constance. Il ne faut pas attendre que tout soit parfait pour commencer. Il faut avancer, apprendre et s’adapter. Aujourd’hui, nous avons la responsabilité de raconter nos propres histoires et de construire nos propres standards.”

Propos recueillis  par JPMM/FSS/EN/AGP

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