LIBREVILLE, 2 février 2026 (AGP) – L’année scolaire est une période d’apprentissage complète dont la durée est calibrée pour assurer une éducation inclusive et de qualité. La crise qui perdure à l’Education nationale pourrait entraîner une année blanche si les normes internationales de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) ne sont pas respectées. Aperçu.
L’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture a pour mission de promouvoir l’éducation pour tous, d’améliorer la qualité des systèmes éducatifs et d’accompagner les États dans l’élaboration de politiques éducatives efficaces et inclusives. Elle agit comme organe de conseil et de suivi, mais ne dispose d’aucune compétence pour décider de l’organisation interne des calendriers scolaires nationaux.
Contrairement à une perception largement répandue, l’Unesco ne décrète pas d’année blanche et ne fixe pas de seuil juridique contraignant définissant une année scolaire normale, à risque ou blanche. Ses analyses reposent sur des repères pédagogiques et statistiques. Dans la pratique internationale, une année scolaire est généralement considérée comme normale lorsqu’elle se situe entre 36 et 40 semaines de cours effectifs. En-deçà d’environ 32 semaines, le risque d’insuffisance pédagogique devient plus élevé, ouvrant ainsi la voie à ce que certains qualifient d’année à risque.
Au Gabon, confrontées à la crise dans le secteur, les autorités éducatives ont opté pour un réaménagement du calendrier scolaire afin de préserver l’essentiel du temps d’apprentissage. Celui-ci prévoit 11 semaines au premier trimestre déjà écoulé, 13 semaines au deuxième et 11 semaines au troisième, soit 35 semaines de cours effectifs selon l’inspecteur général de service, Joachim Ondjila Ongnelet.
Ce volume place le pays au-dessus du seuil minimal communément admis pour maintenir la validité pédagogique de l’année.
Il convient également de préciser que l’Unesco n’est pas habilitée à infliger des sanctions ou des amendes en cas d’année scolaire perturbée. En revanche, l’organisation alerte sur les conséquences possibles d’une année insuffisamment couverte, notamment une baisse du niveau des apprentissages, une fragilisation de la crédibilité du système éducatif et, une moindre reconnaissance internationale des diplômes, avec une perte de prestige académique.
Avec un calendrier réaménagé à 35 semaines, le Gabon s’inscrit dans une logique de sauvegarde de l’année scolaire, en phase avec les orientations de l’Unesco, qui privilégie toujours des solutions de rattrapage et d’adaptation plutôt que l’effacement pur et simple d’une année académique.
Pour ce faire, les enseignants peuvent rattraper le temps perdu avec une reprise de classe ce lundi 02 février 2026.
JPMM/EN/FSS/AGP.











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