LIBREVILLE, janvier 2026 (AGP) – Au terme des travaux de la commission interministérielle tripartite chargée du traitement des situations administratives et financières des agents de l’Éducation nationale, les syndicats du secteur ont salué les avancées enregistrées et envisagent une suspension de la grève, tout en conditionnant sa levée à des retombées concrètes sur les carrières et les salaires, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Les échanges ont principalement porté sur la régularisation des situations administratives, les actes de carrière ainsi que l’amélioration des conditions professionnelles des enseignants. Pour le Syndicat de l’Éducation nationale (SENA), ces progrès constituent une étape importante, mais nécessitent un suivi rigoureux afin de restaurer la confiance entre les partenaires sociaux et le gouvernement.
«Nous pouvons nous réjouir des retombées obtenues, notamment en matière de régularisation des situations administratives, qui constituaient pour nous le point d’étranglement. Toutefois, ce que nous attendons désormais, ce ne sont pas seulement des textes, mais des effets sur les soldes à partir de fin février», a déclaré Magloire Memiagha, secrétaire général par intérim du SENA.
De son côté, le collectif SOS Éducation indique avoir privilégié la voie du dialogue pour contribuer à une sortie durable de la crise. Le mouvement met en avant son engagement responsable et rejette toute tentative d’instrumentalisation ou d’amalgame autour de ses actions. « Nous avons accepté de participer aux négociations parce que nous estimions que le dialogue était la seule voie pour sortir de cette crise. Nous ne sommes ni des extrémistes ni à l’origine d’appels visant à exposer les élèves à des actions de rue», a affirmé Cris Ndong, porte-parole de SOS Éducation.
Pour le Syndicat national de l’enseignement technique et professionnel (SYNATECHPRO), les assises ont permis d’obtenir des engagements jugés significatifs de la part des autorités. Le syndicat reste néanmoins prudent et subordonne toute levée définitive de la grève à la matérialisation effective des promesses annoncées. « Ce qui nous a été annoncé reste satisfaisant, même si tout ne peut pas être obtenu immédiatement. Suspendre la grève ne signifie pas la lever, car nous attendons de voir si ces engagements se traduiront réellement dans nos bulletins de solde d’ici au 26 février », a indiqué Ghislain Nguema Mve, secrétaire général du SYNATECHPRO.
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