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Gabon/Crise à l’Education nationale : « Ce qui est nouveau, c’est l’absence de réponse des autorités », selon Alain Claude Billie-By-Nze

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LIBREVILLE, 5 février 2026 (AGP) – Invité du journal de TV5MONDE Afrique, le mercredi 4 février 2026, l’ancien Premier ministre et président du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), Alain Claude Billie-By-Nze, a livré son analyse sur plusieurs sujets majeurs de l’actualité nationale, notamment la crise qui secoue le secteur de l’éducation, l’endettement public et la situation diplomatique du Gabon.

S’agissant de l’éducation nationale, Alain Claude Billie-By-Nze a estimé que la crise actuelle n’est pas nouvelle. « Ce qui est nouveau, c’est l’absence de réponse des autorités », a-t-il déclaré, soulignant que les revendications des enseignants portent essentiellement sur le paiement régulier des salaires, leur intégration administrative et la régularisation de leur situation professionnelle, sans exigence de privilèges particuliers.

Face à cette situation sociale, l’ancien chef du gouvernement a plaidé pour l’instauration d’un dialogue sincère et durable entre le gouvernement et les enseignants. «Il faut que le gouvernement ait le courage de s’asseoir avec les enseignants et de régler les problèmes sur la durée […] il faut mettre l’argent sur la table », a-t-il insisté.

Abordant la question économique, Alain Claude Billie-By-Nze a exprimé son inquiétude face à l’augmentation de la dette publique du Gabon. Il a affirmé que le niveau actuel de l’endettement national dépasserait le critère de convergence de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), fixé à 70 %, ce qui pourrait, selon lui, menacer l’équilibre budgétaire de la sous-région. « Lorsque je quittais mes fonctions, la dette de l’État était de 56 % du PIB. Trois ans après, elle est passée à 73 %. Elle est projetée à 80 % fin 2026 et à 85 % en 2027 », a-t-il expliqué.

Sur le plan diplomatique, il a estimé que « le Gabon est désormais absent de la scène diplomatique », imputant cette situation à certaines restrictions et décisions récentes qui, selon lui, ont affaibli l’influence du pays à l’international. « Il y a eu la question des visas pour certains Gabonais qui ne peuvent plus accéder aux États-Unis. L’Australie vient également de fermer ses portes au Gabon. Cela montre bien qu’il ne suffit pas de rentrer de Washington avec une casquette », a-t-il ajouté.

CFB/TYM/FSS/AGP

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