LIBREVILLE, 28 janvier 2026 (AGP) – Le Vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, a présidé ce mercredi la cérémonie marquant la célébration de la 20e Journée internationale de la protection des données personnelles et de la vie privée, placée sous le thème : « L’économie numérique et la protection des données personnelles au Gabon : enjeux et perspectives », en présence du président de l’Autorité pour la protection des données personnelles et de la vie privée (APDPVP), Joël Dominique Ledaga, du directeur général de l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences (ANINF), Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Dans son allocution, Alexandre Barro Chambrier a rappelé que «la protection des données personnelles s’inscrit au cœur de la vision politique du président de la République», conformément à la Constitution du 19 décembre 2024, qui consacre «le droit au respect de la vie privée, l’inviolabilité des communications» et confie au législateur la responsabilité d’encadrer l’usage du numérique et des technologies émergentes afin de préserver la dignité humaine et les libertés fondamentales. Il a insisté sur le fait que «la transformation numérique du Gabon ne peut se faire au détriment des droits des citoyens».
Un message partagé par le président de l’APDPVP, Joël Dominique Ledaga, qui a souligné que «la sécurité des données personnelles constitue un prérequis non négociable au développement durable et inclusif de l’économie ».
Rappelant que l’économie numérique repose sur l’Internet, les données, les plateformes digitales et les technologies de l’information et de la communication (TIC), le Vice-président de la République a affirmé qu’«aucune économie numérique crédible ne peut se développer sans la sécurisation des données, la prévisibilité juridique pour les investisseurs, la responsabilité des acteurs publics et privés, ainsi que la confiance des usagers », citant notamment les services publics digitalisés, les plateformes de paiement, les opérateurs de télécommunications, les FinTechs, ainsi que les systèmes biométriques et d’identités numériques.

De son côté, le directeur général de l’ANINF, Alberto Wenceslas Mounguengui Moudoki, a présenté le programme Gabon Digital, indiquant que la stratégie de « digitalisation du Gabon» repose sur trois piliers majeurs : la modernisation de l’action publique, la sécurisation des services essentiels et le développement d’une économie de confiance.
Il a, à cet effet, plaidé pour la mise en place de centres d’hébergement agréés afin d’assurer une autonomie nationale de stockage des données. «Le gouvernement doit disposer de son propre centre d’hébergement. Avec un tel dispositif, nous pourrons détecter les attaques et gérer efficacement les incidents», a-t-il assuré.
CM/CBM/FSS/AGP











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