LIBREVILLE, 10 décembre 2025 (AGP) – Le Conseil national climat, en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), a organisé ce mercredi un «atelier de restitution stratégique post-COP30» afin de tirer les enseignements de la 30e Conférence des Parties, tenue à Belém du 10 au 21 novembre dernier, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Le secrétaire permanent du Conseil national climat (CNC), Davy Onomori Mboumba, a relevé que la COP30 « n’a pas permis de prendre des engagements clairs et véritables ». Toutefois, elle a contribué au renforcement des fonds pour l’adaptation, à la création du Fonds Tropical Forest Forever Facility doté de 5,5 milliards de dollars pour limiter la déforestation, ainsi qu’à la mise en place de groupes de travail volontaires chargés d’élaborer des feuilles de route non contraignantes. Une initiative internationale contre la désinformation climatique et les pressions exercées sur les journalistes scientifiques et les chercheurs a également été lancée, avec l’adhésion de 12 pays.
Le conseiller diplomatique au ministère du Pétrole et du Gaz, Paul Georges Okinda, a indiqué que le Gabon, confronté à la « pauvreté énergétique », ne peut pas encore sortir des énergies fossiles. Le gaz gabonais a été présenté comme une alternative, notamment par la réduction du torchage et le renforcement de la souveraineté énergétique.
La directrice exécutive des Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE), Sthella Issopo-Ngolet, a jugé la participation «mitigée», tout en saluant les avancées en matière de paiements pour services environnementaux (PSE), en cours d’opérationnalisation au Congo et au Gabon, et déjà effectifs en RDC. La chercheuse au Cenarest, Edwige Eyang Effa, a rappelé que les PSE au Gabon reposent sur trois axes : forêts communautaires, préservation des mangroves et zones de protection de la biodiversité. L’ambassadrice de la co-facilitation du PFBC, Aurélie Flore Koumba Pambo, a insisté sur la nécessité de mieux faire connaître le Bassin du Congo.
La représentante résidente du PNUD, Rokya Ye-Dieng, a appelé à une « cohérence entre les CDN, le cadre national de planification intégré et les plans d’investissement budgétisés ». Le directeur de l’AFD, Olivier Delefosse, a confirmé l’appui de son institution à l’implémentation des PSE, en rappelant que les financements dépendront de la préservation effective des forêts.
En conclusion, le secrétaire général du ministère en charge de l’Environnement a appelé à la mise en œuvre de la CDN 3.0 du Gabon et à l’application de la feuille de route 2026, destinée à traduire «les engagements internationaux en projets concrets ». Il a insisté sur le fait que « la diplomatie climatique doit déboucher sur des politiques mesurables», rejoignant ainsi la volonté du ministère de la Planification et de la Prospective de comptabiliser le capital naturel du Gabon dans le Produit Intérieur Brut.
CM/CBM/FSS/AGP











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