
LIBREVILLE, 29 octobre 2025 (AGP) – Le climat post-électoral reste tendu au Cameroun après l’annonce de la réélection du président Paul Biya, l’Union européenne (UE) et l’Union africaine (UA) ont condamné la répression du gouvernement qui, pour la première fois, a admis que plusieurs personnes ont perdu la vie lors des affrontements entre forces de sécurité et manifestants, selon TV5 Monde.
Si aucun bilan officiel n’a été communiqué, des ONG locales évoquent «de nombreuses victimes» dans plusieurs grandes villes, notamment à Douala et Yaoundé. Les autorités parlent pour leur part «d’incidents isolés» et affirment que les forces de l’ordre ont agi «avec professionnalisme» face à ce qu’elles qualifient de «troubles orchestrés par l’opposition ».
L’Union européenne et l’Union africaine ont rapidement réagi, condamnant une « violence disproportionnée» et appelant au «respect des libertés fondamentales». Bruxelles exhorte les autorités à garantir le droit de manifester pacifiquement, tandis qu’Addis-Abeba demande l’ouverture d’un «dialogue inclusif» avec l’ensemble des acteurs politiques.
L’opposition, qui conteste les résultats du scrutin, annonce la poursuite des mobilisations malgré l’intensification des opérations de maintien de l’ordre.
RCEN/JMNB/FSS/AGP
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