LIBREVILLE, 11 février 2026 (AGP) – Yaoundé (Cameroun) accueille, depuis le 9, et ce jusqu’au 13 février prochain, le 23ᵉ Congrès international et Exposition de l’Association africaine de l’eau et de l’assainissement (AAEA-AfWASA) sous le thème «Eau et assainissement pour tous : des actions fortes pour l’Afrique », avec la participation de nombreuses délégations venues d’Afrique de l’Ouest, et du centre, a-t-on appris de source officielle.
Le ministre de l’Eau et de l’Energie du Cameroun, Gaston Eloundou Essomba, a rappelé que l’accès à l’eau potable et à ses services est une préoccupation mondiale qui demeure un enjeu sanitaire et économique important. En soulignant que l’accès à l’eau potable n’est pas uniquement tributaire de la technique ou de l’ingénierie. Pour lui, « il engage des choix de gouvernance, des arbitrages économiques, des priorités sociales et fondamentalement une vision des politiques publiques ». En dépit des efforts consentis, «près de 400 millions d’Africains n’ont toujours pas accès à une eau potable de qualité. Il y a environ 800 millions de personnes qui vivent aujourd’hui sans assainissement adéquat », a-t-il déploré.
Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement du Sénégal, par ailleurs Président de l’AMCOW, Dr. Cheikh Tidiane Dieye, a relevé que le ralentissement de la marche vers l’accès universel interpelle l’ensemble de la Communauté de l’Eau (décideurs institutionnels, secteur privé, experts, partenaires techniques et financiers et collectivités territoriales). Pour rectifier le tir, le ministre Dieye a rappelé que «la 14e Session ordinaire de l’Assemblée générale du Conseil des Ministres africains chargés de l’Eau (AMCOW) a adopté sa Vision de l’Eau 2063, en alignement sur l’Agenda 2063 de l’Union africaine ». Cette vision a été convertie en feuille de route avec la prise en compte de la gestion intégrée des ressources en eau, l’utilisation de l’eau comme levier de développement économique et social, la mobilisation des financements locaux et internationaux et le recours à l’innovation ainsi qu’au numérique pour une gouvernance plus efficace. C’est pourquoi le président de l’AAEA, Olivier Gosso a martelé que leur conviction est que « l’Afrique ne peut plus subir son destin hydrique ; elle doit le maîtriser.

Dans son allocution, le directeur général de Comwater , Dr. Blaise Moussa a rappelé que « l’Association Africaine de l’Eau et de l’Assainissement s’est engagée dans une dynamique de transformation profonde » dont l’ambition est notamment de renforcer la capacité d’action et d’assumer pleinement la responsabilité face aux défis immenses de l’eau et de l’assainissement en Afrique. Pour lui, cette conférence doit conduire à « l’Appel de Yaoundé », notamment à l’endroit de l’Union Africaine, pour une reconnaissance institutionnelle et une intégration effective de l’AAEA dans ses cadres stratégiques; des Chefs d’État et de Gouvernement africains, afin qu’ils accompagnent plus efficacement l’AAEA dans l’accomplissement de ses missions et des communautés économiques régionales, pour l’élaboration de politiques communautaires ambitieuses et harmonisées en matière d’eau et d’assainissement.
Pour le Directeur du Département de l’Eau et de l’Assainissement à la BAD, Mtchera Chirwa, « 2026 sera une année charnière pour le secteur de l’eau en Afrique, désignée par l’Union africaine comme ‘’Année de l’eau’’. La BAD prévoit d’y investir environ un milliard de dollars en 2026, dont une part significative destinée aux opérateurs et aux collectivités. Elle appelle à améliorer la préparation des projets et la performance des services. »
CM/JMNB/WM/AGP











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