TCHIBANGA, 5 novembre 2026 (AGP) – La Chambre provinciale des comptes de Tchibanga, chef-lieu de la province de la Nyanga, dans le sud-ouest du Gabon, a tenu, mercredi, son audience solennelle de rentrée judiciaire 2026-2027, marquée par l’installation d’un nouveau magistrat, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la province de la Nyanga, Jean Robert Mabobet.
Cette audience trouve son fondement dans les dispositions combinées de la loi organique n°003/2022 du 27 avril 2022 fixant l’organisation, la composition, la compétence et le fonctionnement des juridictions de l’ordre financier, et de la loi n°040/2023 portant statut des magistrats.
Ces textes prévoient notamment l’installation, au cours d’une audience solennelle, de tout magistrat nouvellement nommé au sein d’une juridiction, avant sa prise de fonction.
Placée sous le thème: « L’éthique et la déontologie au service de la justice financière », cette rentrée judiciaire a été marquée par l’installation de Roland Obame Zogo, nommé conseiller référendaire au siège de cette juridiction, à l’issue du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) du 16 octobre 2026.
À cette occasion, le président de la Chambre provinciale des comptes, Jean-Luc Ndongo, a souligné l’importance des responsabilités désormais dévolues au magistrat, notamment l’encadrement et le suivi des travaux des magistrats moins expérimentés, placés sous son autorité, ainsi que la veille au bon usage des ressources publiques et à la protection des intérêts financiers de l’État.
« La fonction qui est désormais la vôtre exige science, discernement, indépendance et hauteur de vue. Elle commande également humilité, réserve et attachement constant aux principes qui régissent notre profession », a-t-il déclaré.
Dans ses réquisitions, le procureur général près cette juridiction, Jean Loïc Mbongo Akouango, a, pour sa part, évoqué les évolutions constitutionnelles, qui renforcent les prérogatives de la justice financière. Il a notamment fait référence à l’article 133 de la loi n°002-R du 19 décembre 2024 portant Constitution de la République gabonaise, qui dispose que la Cour des comptes juge les ordonnateurs de crédits et les comptables publics.
Le magistrat a également rappelé le principe de « tolérance zéro » prôné par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, par ailleurs, président du Conseil supérieur de la magistrature.
Lors de la session du CSM tenue le 16 octobre dernier à Port-Gentil, le chef de l’État avait souligné que tout gestionnaire des deniers publics devrait répondre de sa gestion, y compris devant la justice.
« N’oubliez pas le principe sacro-saint de la séparation des fonctions entre les ordonnateurs et les comptables publics. Ce principe veut que l’ordonnateur ordonne et le comptable paie », a-t-il rappelé.
Le procureur général a, du reste, présenté le bilan des activités de la juridiction au cours de l’année écoulée. Sur les 55 contrôles recensés, anciens et nouveaux, 40 dossiers ont été bouclés et 31 décisions rendues.
Il a enfin salué l’organisation, le 8 mai 2026, d’un séminaire de sensibilisation destiné aux élus locaux, consacré aux devoirs et obligations des ordonnateurs et des comptables publics locaux.
GRSN/SMM/FSS/FBM/AGP












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