LIBREVILLE, 3 novembre 2026 (AGP) – Les prix du cobalt reculent depuis l’été, après leur flambée en 2025 liée aux restrictions d’exportation de la République démocratique du Congo (RDC), sur fond de reprise des approvisionnements chinois, de progression du recyclage et de demande atone, selon Radio france internationale.
Cette baisse s’explique notamment par l’arrivée progressive en Chine de cargaisons exportées par la RDC au cours des neuf premiers mois de l’année, dont une partie accuse des retards logistiques. Ces volumes encore en transit devraient contribuer à détendre le marché chinois, dont l’état des approvisionnements influence fortement les cours mondiaux, explique Tom Kavanagh, responsable de l’évaluation des prix des métaux pour l’Europe chez Argus Media.
Ces stocks constituent également une réserve face à d’éventuels ajustements réglementaires en RDC. L’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (ARECOMS) n’exclut pas de revoir les quotas d’exportation si le déséquilibre entre l’offre et la demande venait à s’aggraver, rapporte le site mines.cd.
En Chine, le développement du recyclage accroît l’offre disponible, avec une production annuelle estimée entre 20 000 et 25 000 tonnes de cobalt recyclé. Cette évolution intervient alors que la demande reste « atone », selon l’Institut du cobalt. Les acheteurs chinois demeurent prudents en raison de stocks excédentaires qui doivent encore être écoulés.
Selon l’Institut du cobalt, l’hydroxyde de cobalt, principale matière première exportée de RDC, a perdu près de 43 % de sa valeur entre juillet et la mi-octobre. Sur la même période, le sulfate de cobalt a reculé de plus de 35 %, tandis que le cobalt métallique a enregistré une baisse de 16 %.
La production indonésienne pourrait également peser sur les cours. Si les volumes devraient diminuer en 2026 en raison de la hausse du prix de l’acide sulfurique et des difficultés d’approvisionnement en soufre, Argus Media anticipe une reprise en 2027. Une hausse de 30 000 tonnes de la production mondiale est ainsi attendue, faisant de l’Indonésie un facteur « baissier majeur » pour les prix.
DFM/JMNB/FSS/AGP













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