LIBREVILLE, 2 novembre 2026 (AGP) – L’Association des professionnels de l’information et de la communication du Gabon (APIC Gabon) a exhorté ce lundi 2 novembre, par la voix de son président, Abel Eyeghe, les pouvoirs publics, la justice, les médias et les citoyens à unir leurs efforts afin qu’aucune atteinte à un journaliste ne demeure sans sanction, à l’occasion de la journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre les journalistes, a noté l’Agence gabonaise de presse.
Instituée par les Nations unies en mémoire de deux journalistes français assassinés au Mali en 2013, cette journée rappelle une vérité aussi cruelle que constante : informer peut coûter la liberté, voire la vie. Au-delà des drames qui endeuillent la profession à travers le monde, l’association rend hommage à tous ceux qui ont été tués, emprisonnés ou menacés dans l’exercice de leur métier.
Pour le Président de l’APIC, la menace ne prend pas toujours la forme d’une arme. Pressions, intimidations, précarité, harcèlement en ligne et autocensure pèsent lourdement sur les journalistes. Pour Abel Eyeghe, l’impunité s’installe bien en amont du drame : «L’impunité commence bien avant le pire : une menace sans suite, un accès à l’information refusé, une plainte classée. Elle s’installe quand le silence devient plus sûr que la parole».
Face à ce constat, l’APIC Gabon réclame une réponse collective. Elle demande aux autorités de garantir la sécurité des journalistes et l’accès aux sources, à la justice d’enquêter avec diligence sur toute atteinte à un professionnel des médias, aux médias de cultiver la déontologie, «première garantie de crédibilité», et aux citoyens de soutenir une presse libre, pilier de la démocratie et de la transparence.
Le président estime que : «Défendre les journalistes, c’est défendre le droit de chacun». Une conviction que l’association entend faire vivre, et à laquelle elle reste, selon ses propres mots, pleinement engagée.
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