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Sénégal : l’Assemblée nationale examine la loi de finances rectificative 2026 sur fond de désaccord

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LIBREVILLE, 27 octobre (AGP) – Les députés sénégalais examinent ce mardi le projet de loi de finances rectificative (LFR) pour 2026, sur fond de désaccord entre le gouvernement et le parti au pouvoir, Pastef, concernant les réductions de dépenses, notamment dans la santé et l’éducation, rapporte Radio france internationale.

Cette révision budgétaire intervient dans un contexte de baisse des recettes publiques de 340 milliards de francs CFA, soit environ 534 millions d’euros, et de hausse des subventions énergétiques, portées de 250 à 790 milliards de francs CFA sous l’effet du choc pétrolier. Pour faire face à ces contraintes, l’exécutif prévoit une réduction des investissements de 555 milliards de francs CFA et une enveloppe de 300 milliards de francs CFA destinée au règlement d’une partie des dettes de l’État envers les entreprises.

Le Pastef, formation politique du Premier ministre Ousmane Sonko, conteste les coupes budgétaires envisagées, particulièrement dans les secteurs sociaux, et réclame également un encadrement légal des fonds spéciaux. De son côté, le chef du gouvernement a appelé à la formulation d’amendements, dont la recevabilité reste toutefois limitée aux propositions visant à augmenter les recettes ou à réduire les dépenses publiques.

Malgré des appels au dialogue, les discussions entre le gouvernement et le parti majoritaire n’ont pas abouti avant l’ouverture de la séance. Lundi 26 octobre, l’Assemblée nationale s’est déclarée disposée à rencontrer l’exécutif et a sollicité des documents complémentaires, tout en estimant qu’aucune nouvelle procédure formelle ne pouvait être engagée avant la plénière.

Selon le député de Pastef Amadou Ba, le gouvernement pourrait néanmoins solliciter une suspension des débats en séance afin de permettre l’ouverture de discussions. Dans le même temps, le parti présidentiel Kiiraay est également intervenu dans le débat, tandis que les deux camps se renvoient la responsabilité de l’absence de concertation.

L’examen parlementaire de ce texte budgétaire constitue un enjeu pour le règlement des engagements financiers de l’État et la poursuite des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI).

DFM/JMNB/FSS/AGP

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