OYEM, 18 octobre 2026 (AGP) – Le commandant du 2e bataillon d’infanterie, le lieutenant-colonel Désiré Betougou, a appelé, samedi à Oyem, dans la province du Woleu-Ntem (nord du pays), ses frères d’armes à se mettre au service de la nation, à l’occasion de la célébration en différé de la Saint-Maurice, saint patron des fantassins, a-t-on constaté.
“L’armée est au service de la nation. C’est un sacerdoce. J’exhorte mes frères d’armes à se mettre au service des populations pour assurer leur quiétude”, a déclaré le lieutenant-colonel Betougou, lors de cette célébration traditionnelle organisée en différé en l’honneur de saint Maurice, le saint patron des fantassins.
Il a, en effet, rappelé aux soldats du bataillon qu’il dirige que cette tradition calendaire n’est pas un simple rendez-vous annuel, mais constitue un rappel de ce qui fonde l’identité, la force et la cohésion des fantassins.
“Être fantassin, ce n’est pas seulement porter un treillis ou servir une arme. (…) C’est être celui qui va au bout de la nuit, celui qui tient sur le terrain quelles que soient les conditions, celui sur qui repose la victoire finale”, a martelé le commandant du 2e bataillon d’infanterie.

Le commandant pendant la revue des troupes.
Saint Maurice, a-t-il rappelé, était le chef de la légion thébaine. Confronté à des ordres contraires à sa conscience et à son honneur, il a fait le choix du devoir absolu, du courage et de la fidélité, jusqu’au sacrifice suprême.
“C’est cet héritage que nous portons aujourd’hui sur nos épaules”, a lancé le commandant Betougou, soulignant que l’infanterie exige de la rigueur dans l’entraînement, de la résistance physique, une discipline de fer et, surtout, la fraternité d’armes.
“Sur le terrain, face aux épreuves, ce qui nous fait avancer, c’est la confiance que nous avons envers le camarade qui marche à nos côtés”, a-t-il confié, tout en saluant la mémoire de tous les anciens qui ont servi dans l’infanterie gabonaise.
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