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Chronique Sportivement : Retour à la CAN tous les deux ans, la CAF échappe à un suicide économique !

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Réuni à Santa Maria, sur l’île de Sal, au Cap-Vert, du 7 au 9 octobre 2026, le Comité exécutif (Comex) de la Confédération africaine de football (CAF) avait à l’ordre du jour de son conclave des décisions à prendre, entre autres, sur l’augmentation de l’aide annuelle octroyée aux fédérations, la généralisation de la VAR et, surtout, le retour à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) tous les deux ans.

Les nouvelles seraient plutôt bonnes pour le football africain au sortir de ce conclave très attendu par ceux qui, comme nous, défendent le football africain contre un loup déguisé en agneau : Infantino. La première bonne nouvelle concerne l’augmentation de la subvention octroyée aux fédérations, qui devrait passer de 200 000 à 700 000 dollars (de 120 à 420 millions de francs CFA). Le but, ici, est de rendre, à terme, les associations financièrement autonomes.

La généralisation de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR) figure également en bonne place parmi les décisions à prendre, afin de permettre à l’Afrique de rattraper son retard dans ce domaine révolutionnaire et de ne plus apparaître comme un continent en déphasage avec l’évolution du football moderne.

Enfin, la dernière nouvelle, et sans doute aussi la plus importante, concerne le retour à la CAN tous les deux ans. Il s’agit d’une volte-face inattendue. C’est en 2025 que le président de la CAF a, ex abrupto, décidé du passage à une olympiade dans l’organisation de la CAN, dès 2028. Ceux qui nous lisent souvent savent que nous avons dénoncé cette décision, estimant qu’elle ne favorisait pas le développement du football africain et qu’au contraire, elle mettait un coup d’arrêt brutal à la CAN qui, au fil des éditions, était de plus en plus populaire à travers la planète, devenant un produit commercial majeur qui a, par exemple, généré 200 millions de dollars (120 milliards de francs CFA) lors de l’édition 2025 au Maroc. En tout, la CAN, devenue une plateforme structurée, crédible et surtout rentable, intéressait de plus en plus de marques et de diffuseurs. C’est cette évolution qu’Infantino a tenté de stopper avec son funeste projet.

En poussant les pays africains à faire disputer la CAN tous les quatre ans, le président de la FIFA, Gianni Infantino, voulait en réalité favoriser le football européen. De fait, la plupart des clubs européens achètent des joueurs en Afrique, mais ne supportent pas les absences de plus d’un mois de leurs joueurs pour participer à la CAN. Après avoir mis les présidents de fédération dans sa poche, le président de la FIFA avait déjà réussi son coup. Sauf que, du haut de sa toute-puissance et se « croyant tout permis », il va commettre une grave erreur en voulant privatiser les activités commerciales et événementielles de la FIFA. Les Européens qui l’ont placé à la tête de la FIFA ont crié au scandale. Ils cherchent ouvertement à le débrancher et multiplient les initiatives pour le couler. Pour essayer de desserrer l’étau, il a alors tenté le coup de pied de l’âne en demandant aux pays africains de maintenir finalement la CAN tous les deux ans, avec le mince espoir de sortir sa tête du sac. Sans grand succès pour l’instant.

Finalement, l’histoire nous donne raison. Le projet d’organiser la CAN tous les quatre ans n’avait pas pour but de développer le football, mais de saboter, à défaut de tuer à plus ou moins brève échéance, cette compétition phare de l’Afrique. Et s’il avait vu le jour, ç’aurait été un suicide économique pour la CAF. C’est aussi le sens de l’alerte donnée par les experts ayant planché sur le dossier.

Par J. NGOM’ANGO

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