LIBREVILLE, 5 octobre 2026 (AGP) – L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et le ministère gabonais de l’Agriculture ont ouvert ce lundi à Libreville, un atelier sous‑régional de formation pratique et de mentorat destiné à 30 jeunes du Bassin du Congo souhaitant se lancer dans l’entrepreneuriat vert, a constaté l’Agence Gabonaise de Presse.
Pendant sept jours, les participants, venus de plusieurs pays de la sous‑région, seront formés à la conception de projets agricoles conciliant prospérité économique, inclusion sociale et protection de l’environnement. Le programme couvre l’agroécologie, l’agroforesterie, les bio‑intrants, l’irrigation durable, l’agriculture intégrée et les innovations agroclimatiques. Les jeunes apprendront également à structurer une entreprise, bâtir un modèle économique, élaborer un plan d’affaires crédible et préparer l’accès au financement.
Ouvrant officiellement les travaux, le ministre de l’Agriculture, Pacôme Kossy, a appelé à ce que les prochaines réussites entrepreneuriales africaines émergent non plus seulement de la finance ou de la technologie, mais aussi de l’agriculture.
« Pendant trop longtemps, l’agriculture a été perçue, dans beaucoup de nos pays, comme une activité de subsistance. Nous devons changer ce paradigme. L’agriculteur est un entrepreneur. L’exploitation agricole est une entreprise. L’agriculture est une chaîne de valeurs », a‑t‑il déclaré.
Le membre du gouvernement a lancé un défi aux participants : repartir « avec des projets plus solides, des modèles économiques plus viables » et l’ambition de bâtir de véritables entreprises agricoles. Le succès de l’atelier se mesurera, a‑t‑il dit, « aux entreprises créées, aux innovations déployées, aux emplois générés et aux territoires transformés ».
Un objectif partagé par l’OIF, dont le représentant régional, Alphonse Waguena, a insisté sur la nécessité de miser sur la jeunesse pour relever le défi de nourrir les populations tout en préservant les équilibres écologiques.
Pour lui, il s’agit « de faire émerger une nouvelle génération d’acteurs économiques capables de démontrer que la protection de la nature et la création de richesses ne sont pas des objectifs contradictoires, mais des impératifs complémentaires ».
FE/JM/CBM/AGP












Commentaires