Société & Culture

Gabon/Journée de l’enfant africain : les mineurs détenus appellent à une meilleure prise en charge

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LIBREVILLE, 3 octobre (AGP) – À l’occasion de la célébration en différé de la Journée de l’enfant africain, les mineurs détenus à la Prison centrale de Libreville ont appelé, vendredi, à une meilleure prise en charge de leur situation, à travers la présentation d’une charte de besoins élaborée avec l’appui de l’UNICEF et du ministère de la Justice, Garde des Sceaux chargé des Droits humains, en collaboration avec le commandement en chef de la Sécurité pénitentiaire.

Devant le ministre de la Justice, Augustin Emane, la représentante résidente de l’UNICEF, Marie‑Reine Cherizi Fabry, le commandant en chef de la Sécurité pénitentiaire, le général de corps d’armée Jean Germain Effayong Onong, ainsi que des responsables du milieu carcéral, les mineurs ont exprimé leurs attentes autour de trois axes prioritaires : l’environnement de détention, la réinsertion et le suivi juridique.

Sur le plan environnemental, ils ont sollicité un renforcement du matériel de ménage et d’hygiène, notamment des brosses à l’eau, savonnettes, pâtes dentifrices, savons à laver, balais, balais‑brosse, javel, détergent et tondeuses. Selon eux, ces dotations permettraient une meilleure répartition des tâches de nettoyage et une gestion plus efficace des produits d’hygiène corporelle.

Les mineurs détenus recevant les kits des mains de la représentante résidente de l’UNICEF.

Concernant la réinsertion, les mineurs ont plaidé pour l’accès à des formations professionnelles et l’admission dans des classes intermédiaires au sein de la détention, estimant que ces opportunités contribueraient à leur réintégration sociale et familiale.Sur le plan juridique, ils ont demandé une optimisation du suivi de leurs dossiers par les institutions compétentes, afin de garantir une meilleure prise en compte de leur situation individuelle.

Reconnaissant avoir commis des actes répréhensibles, les mineurs ont affirmé que la privation temporaire de liberté constitue pour eux une période de remise en question, leur permettant de « façonner leur avenir différemment en adoptant désormais des comportements vertueux ». Ils ont exprimé l’espoir que leur charte « touche la sensibilité de tous » et serve de message adressé aux autorités et à la nation.

JM/FE/CBM/AGP

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