Société & Culture

Gabon/ Renouvellement du bureau de la CIPRES : Richard Ndi Bekoung invite le pays à briguer la présidence de l’institution

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LIBREVILLE, 16 septembre 2026 (AGP) – La Fédération des syndicats des travailleurs des pays affiliés à la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (Festac) a officiellement interpellé le gouvernement gabonais sur la position de Libreville quant au renouvellement des instances dirigeantes de la CIPRES, selon un communiqué parvenu à l’Agence gabonaise de presse.

Le document porte la signature de son secrétaire permanent, Richard Ndi Bekoung. Cette sollicitation intervient à l’approche de l’échéance du second et dernier mandat de l’actuelle Secrétaire exécutive de la CIPRES, Cécile Gernique Djukam Bouba, dont le départ ouvrira la voie à une compétition pour sa succession.

Pour le leader syndical, cette échéance constitue une opportunité diplomatique majeure pour les États membres, dont le Gabon, de proposer un candidat capable de porter une vision renouvelée de la prévoyance sociale africaine. Il précise que plusieurs capitales s’activent déjà en coulisses pour préparer leurs candidatures. Dans ce contexte, l’absence historique du Gabon dans cette course apparaît comme une véritable anomalie diplomatique qu’il conviendrait de corriger.

Depuis l’avènement de la Ve République, les autorités gabonaises ont érigé les réformes sociales en priorité de l’action publique. La modernisation de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), la refonte de la Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) ainsi que le renforcement de la transparence dans la collecte des cotisations sociales figurent parmi les chantiers phares de cette dynamique.

Ce repositionnement stratégique, estime-t-il, devrait s’accompagner d’une visibilité accrue du pays au sein des instances régionales, à travers une participation soutenue aux travaux de la CIPRES, un leadership affirmé en matière de digitalisation des systèmes sociaux, un engagement résolu dans la lutte contre la fraude et les irrégularités, ainsi qu’une volonté clairement affichée de consolider la gouvernance sociale.

Une candidature gabonaise à la tête de la CIPRES présenterait, selon lui, plusieurs avantages stratégiques. Elle permettrait de renforcer la voix du pays dans les réformes sociales régionales, de valoriser les efforts nationaux en matière de gouvernance sociale et d’accroître l’influence diplomatique du Gabon au sein des organisations africaines. Elle stimulerait par ailleurs la modernisation interne des institutions sociales gabonaises, tout en portant une vision panafricaine fondée sur la justice sociale, la transparence et la protection des travailleurs.

Instituée par un traité signé le 21 septembre 1993 à Abidjan, à l’initiative des ministres des Finances et de la Prévoyance sociale des pays concernés, la Conférence interafricaine de la prévoyance sociale (CIPRES) a pour mission de promouvoir la bonne gouvernance ainsi que l’harmonisation et l’amélioration de la gestion des organismes de prévoyance sociale au sein de ses États membres. Son siège est établi à Lomé, au Togo.

RLN/JM/FE/FSS/AGP

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