LIBREVILLE, 31 août 2026 (AGP) – La recherche d’un vaccin spécifiquement destiné à lutter contre la souche Bundibugyo du virus Ebola s’accélère en République démocratique du Congo (RDC), où sévit depuis la mi-mai la 17ᵉ épidémie de la maladie, rapporte Radio France Internationale.
La Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI) va investir jusqu’à 16,5 millions de dollars, soit près de 14 millions d’euros, auprès du groupe égyptien Minapharm afin de faire progresser un nouveau candidat-vaccin jusqu’à un premier essai clinique chez l’être humain, qui devrait être réalisé en Afrique.
Le candidat a été conçu par ProBioGen, une société spécialisée basée à Berlin et appartenant au groupe Minapharm. Il constitue le cinquième projet de vaccin spécifiquement développé contre la souche Bundibugyo soutenu par la CEPI.
Les quatre autres candidats reposent sur différentes technologies, notamment l’ARN messager développé par Moderna, la technologie ChAdOx de l’université d’Oxford et du Serum Institute of India, ainsi que la technologie rVSV portée par Hilleman Laboratories et Public Health Vaccines.
Encore expérimental, le nouveau vaccin ne peut toutefois pas être utilisé immédiatement contre l’épidémie actuelle en RDC. Aucun vaccin ni traitement spécifique contre la souche Bundibugyo n’est actuellement disponible.
La particularité de ce candidat repose sur l’utilisation d’un virus fortement atténué, incapable de se multiplier dans les cellules humaines, comme vecteur pour présenter au système immunitaire des protéines du virus Bundibugyo. Selon la CEPI, il s’agit du seul candidat de son portefeuille visant à stimuler simultanément la production d’anticorps et certaines réponses cellulaires, avec l’objectif d’obtenir une protection durable et complète.
DFM/JMNB/FE/FSS/AGP











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