MOUILA, 22 juillet 2026 (AGP) – La marche initiée le 15 juillet dernier par le mouvement « Femmes Braves », partie de Mouila, dans le sud du Gabon, pour rallier Libreville à pied, a été interrompue par les autorités, a-t-on appris de sources officielles.
C’est à 27 kilomètres du centre-ville, sur l’axe Doubou-Mboukou que les dix participantes ont été arrêtées par les autorités administratives ainsi que par les forces de défense et de sécurité.
Selon le préfet du département de la Douya-Onoye, Alphonse Ndemé, assurant l’intérim du gouverneur de la Ngounié, cette décision fait suite au « non-respect des procédures administratives » prévues par la loi n° 001/2017 du 3 août 2017 relative aux réunions et manifestations publiques en République gabonaise.
« Un courrier a été introduit au cabinet du gouverneur par ces dames. Mais malheureusement, elles n’ont pas attendu la réponse du gouverneur. Elles ont entamé la marche sans cette réponse », a expliqué le préfet lors d’un échange avec la presse.
Les autorités évoquent également des raisons de sécurité. « Il n’y avait pas de personnel médical. Sur le plan physique, ce sont des femmes, elles sont vulnérables. Elles n’étaient pas non plus accompagnées des forces de défense et de sécurité. Toutes les conditions n’étaient pas réunies », a précisé Alphonse Ndemé.
Portée par Emerole Mounganga Lefendi, présidente du mouvement, cette marche se voulait « pacifique, citoyenne et joyeuse ». Elle visait à exprimer le soutien des femmes aux actions du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, et de son épouse, Zita Oligui Nguema.
« Ce n’est pas une revendication », a déclaré Mme Mounganga Lefendi. Elle a souligné que l’initiative visait également à « mettre en lumière le rôle et la détermination des femmes dans la société gabonaise ».
À l’issue d’une séance de travail entre les responsables du mouvement et le préfet, plusieurs orientations ont été données. Le préfet a notamment suggéré aux marcheuses d’adresser un courrier au cabinet de la Première dame. Il leur a également proposé d’organiser une marche à Mouila, tout en assurant une médiatisation de leur initiative.
« Nous allons revoir la stratégie pour mieux nous y prendre », a indiqué la présidente des « Femmes Braves », réaffirmant la volonté du mouvement de rencontrer le chef de l’État.
LLKK/SMM/FE/EN/AGP









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