LIBREVILLE, 17 juillet 2026 (AGP) – Le ministère de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, à travers la Direction générale des Droits de l’Homme (DGDH), avec l’appui du Centre des Nations unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique centrale (CNUDHD-AC), a organisé du 14 au 17 juillet 2026 à Libreville deux ateliers techniques consacrés à la validation du registre harmonisé et normalisé des lieux de privation de liberté au Gabon et au renforcement des capacités des acteurs intervenant dans ce domaine, a-t-on appris de source ministérielle.
La cérémonie de clôture des travaux, tenue vendredi, a été présidée par la directrice générale des Droits de l’Homme, Edna Paola Biyogou épouse Minko, en lieu et place du ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Augustin Emane, empêché.
Le premier atelier a porté sur l’examen, l’harmonisation et la validation du modèle national de registre de détention. Cette démarche vise à renforcer la traçabilité des personnes privées de liberté, améliorer la gestion des établissements de détention et garantir le respect des droits fondamentaux, conformément aux normes nationales et internationales en vigueur.
Le second atelier était axé sur les pratiques de détention conformes aux droits de l’Homme. Il a permis de renforcer les capacités des différents acteurs sur les normes applicables à la privation de liberté, avec pour objectif de promouvoir des pratiques respectueuses de la dignité humaine et de prévenir les actes de torture, les disparitions forcées et les détentions arbitraires.
À l’issue de quatre jours de travaux, les participants ont validé le registre harmonisé et normalisé des lieux de privation de liberté, ouvrant la voie à son implémentation avec l’appui du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme.
Dans son allocution de clôture, Edna Paola Biyogou épouse Minko a souligné l’importance de cette initiative dans l’amélioration du système national de gestion de la détention. Elle a notamment rappelé que la feuille de route adoptée prévoit la mise en œuvre des recommandations issues des ateliers ainsi que des engagements internationaux ratifiés par le Gabon.
Elle a également insisté sur les enjeux du renforcement des capacités des acteurs autour de deux axes majeurs : le cadre juridique et les normes internationales relatives aux droits des personnes privées de liberté, ainsi que l’amélioration des pratiques et de la gestion des lieux de détention.
Ces travaux devraient contribuer à apporter des réponses aux défis liés à la surpopulation carcérale, au placement sous mandat de dépôt, à la collaboration entre magistrats et officiers de police judiciaire, ainsi qu’au respect des droits des détenus par les services de sécurité pénitentiaire.
FSS/EN/AGP









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