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Chronique Sportivement/ Mondial 2026 : il ne reste plus que deux survivants !

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Des cris de joie au rictus et autres lamentations, la déception est grande chez les Africains suite aux éliminations en cascade des équipes africaines aux 16es de finale du Mondial. Des neuf équipes qualifiées pour ce deuxième tour, il n’en reste que deux, le Maroc qui, lui, est déjà en quart de finale et l’Egypte qui affronte l’Argentine, tenante du titre, ce mardi à 17 heures, compte bien créer la surprise.

De la sympathique odyssée il ne reste que deux survivants ! Seuls le Maroc et l’Egypte auront survécu du naufrage des équipes africaines des 16es finales, finalement, cauchemardesques pour beaucoup d’entre elles. Il faut reconnaître que le Maroc n’a pas fait que survivre, il vit, sans complexe, sa coupe du Monde. En écrasant le Canada, un des trois pays organisateurs, par 3 buts à 0, le Maroc est visiblement déterminé à aller jusqu’au bout d’une compétition où il a déjà échoué au pied du podium en 2022, au Qatar. En quart de finale, il affronte, jeudi 9 juillet, la France qui, il y a de cela 4 ans, lui avait barré la route en demi-finale (2-0). Il y a donc un goût de revanche en perspective.

L’Egypte qui mène une belle campagne, tentera, elle aussi, de se qualifier pour les quarts de finale. A vrai dire, les Pharaon n’étaient pas attendus à un tel niveau de la compétition, mais au fil des matchs, et contrairement aux précédentes éditions, ils ont affiché détermination, solidarité, rigueur et solidité. Des atouts qui leur permettront d’affronter ce mardi, l’Argentine, tenante du titre, qui a eu toutes les peines du monde à venir à bout des teigneux Requins Bleus du Cap-Vert, battus, tenez-vous biens, aux prolongations 3 buts à 2. C’est peut-être un signe…

Enfin à la lumière des équipes éliminées en 16e de finale, on ne peut que nourrir des regrets. Beaucoup de sélections ont pêché par une gestion des cadres et un coaching catastrophique. Or à ce niveau de la compétition, qui plus est à élimination directe, le talent seul ne suffit pas, il faut de l’expérience pour supporter de très fortes pressions, savoir garder le ballon et provoquer des fautes. L’exemple le plus frappant est celui du Sénégal. Contre la Belgique l’entraîneur sénégalais Pape Tiaw, alors que son équipe menait 2-0 et qu’on était à une dizaine de minutes de la fin du match, a cru à tort que l’affaire était dans le sac. Il a donc remplacé les vieux briscards, Sadio Mané, Gana Gueye, Elimane Ndiaye etc. par des jeunes. En face Rudi Garcia a fait l’inverse, en jetant dans la bataille des joueurs pétris d’expérience comme Romelu Lukaku ou Thomas Meunier. En une poignée de minutes, il a réussi à renverser la vapeur et à se qualifier. Il dira d’ailleurs ceci « En fin de match les équipes africaines perdent leur structure tactique… » A méditer.

Par J. NGOM’ANGO

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