LIBREVILLE, 30 juin 2026 (AGP)– Le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye, a procédé, ce mardi à l’hémicycle du Palais Léon Mba, à Libreville, à la clôture de la première session ordinaire de l’année 2026, a noté l’Agence gabonaise de presse.
Après plusieurs mois d’intenses travaux parlementaires, l’Assemblée nationale a clôturé officiellement, ce mardi 30 juin 2026, sa première session ordinaire de l’année en présence du Vice-président du gouvernement, Hermann Immongault, des membres du gouvernement, des présidents d’institutions, du corps diplomatique ainsi que des autorités administratives.
Prenant la parole à cette occasion, le président de l’Assemblée nationale, Michel Régis Onanga M. Ndiaye a exprimé sa satisfaction quant au travail accompli par les députés durant les quatre mois de cette session, estimant que l’institution a pleinement rempli ses missions.
« Au cours de cette session qui s’achève, l’Assemblée nationale a pleinement assumé les missions que lui confère la Constitution en procédant à l’examen et à l’adoption de 23 des 33 textes législatifs qui lui ont été soumis», a-t-il déclaré.
Sur le plan législatif et du contrôle de l’action gouvernementale, le président de l’Assemblée nationale a rappelé que 23 des 33 projets de loi soumis à l’examen des députés ont été adoptés. Parmi les textes les plus significatifs figurent la loi de finances rectificative 2026, les réformes du Code de procédure pénale et du Code de la communication, la réglementation des réseaux sociaux, la révision du Code de la nationalité ainsi que le nouveau régime de la propriété foncière.

L’Assemblée nationale a également exercé sa mission de contrôle à travers l’organisation de séances de questions orales adressées aux membres du gouvernement, dans le souci de renforcer la transparence de l’action publique.
Sur le plan de la diplomatie parlementaire, Régis Onanga Ndiaye s’est félicité de la pleine réhabilitation de l’Assemblée nationale sur la scène internationale après la période où elle évoluait sous le statut de « Section en transition ». Il a souligné la participation active du Parlement gabonais aux travaux de la CEMAC, du Parlement panafricain, de l’Union interparlementaire (UIP) et de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), notamment lors des rencontres de Dakar, Lomé et Istanbul.
Le président de l’Assemblée nationale a également salué l’organisation à Libreville de la Conférence des Parlements des pays africains en transition, ainsi que l’obtention par le Gabon du poste de délégué régional Afrique lors de la prochaine session de l’APF.
Abordant l’action gouvernementale, il a relevé les avancées enregistrées dans la mise en œuvre des engagements pris par le chef de l’État lors de son discours devant le Congrès du 15 juin dernier. Il a notamment cité le remboursement annoncé des épargnants de Poste Bank S.A., le paiement de la troisième tranche des rappels de solde des agents publics, les efforts consentis dans la réhabilitation du réseau routier ainsi que la digitalisation du permis de conduire. Il a, à cet effet, salué les réformes engagées par le gouvernement ainsi que la contribution du personnel administratif de l’Assemblée nationale à cette dynamique législative.
Toutefois, Régis Onanga Ndiaye a tenu à relayer les préoccupations exprimées par les populations. Malgré les progrès réalisés, il a appelé le gouvernement à accélérer ses efforts face au chômage des jeunes, à l’érosion du pouvoir d’achat, à la montée de l’insécurité ainsi qu’aux difficultés persistantes d’accès à l’eau potable et à l’électricité.
Dans le même esprit, il a insisté sur la nécessité d’un strict respect des procédures dans les relations entre le gouvernement et le Parlement. Il a annoncé avoir instruit le secrétaire général de l’Assemblée nationale de rejeter systématiquement tout texte ne respectant pas les exigences réglementaires. Il a invité le gouvernement à limiter le recours aux ordonnances aux seules situations d’urgence, afin de préserver le débat parlementaire.
Le président de l’Assemblée nationale a par ailleurs rappelé que les recommandations formulées par les députés ne revêtent aucun caractère facultatif. Elles constitueront, a-t-il précisé, un véritable baromètre lors de la prochaine session parlementaire, des missions de contrôle devant être déployées sur le terrain afin d’en évaluer la mise en œuvre.
En conclusion, Régis Onanga Ndiaye a adressé un appel à la responsabilité à l’ensemble des acteurs. Aux députés, il a demandé davantage d’assiduité, rappelant que « l’hémicycle n’est pas une option », tout en les invitant à rendre fidèlement compte de leurs travaux à leurs électeurs. Aux médias et aux acteurs des réseaux sociaux, il a lancé un appel à un usage responsable de leur influence afin d’éclairer l’opinion publique, de lutter contre la désinformation et de contribuer à la consolidation de la Vᵉ République.
JDMB/TYM/FE/EN/AGP









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