LIBREVILLE, 22 juin 2026 (AGP) – Les moyens de renforcer l’action humanitaire grâce à l’intelligence artificielle (IA) ont été au centre d’une session de dialogue international organisée le 18 juin dernier à Abou Dhabi sous le patronage de Son Altesse Cheikh Theyab bin Mohamed bin Zayed Al Nahyan, vice-président de la Cour présidentielle chargé des affaires de développement et des familles des martyrs, a-t-on appris de l’Agence de presse émiratie (WAM).
Cette rencontre a réuni des experts internationaux afin d’examiner comment les technologies intelligentes peuvent contribuer à anticiper les crises humanitaires et à améliorer l’efficacité des interventions d’urgence.
Au cours des échanges, les participants ont mis l’accent sur la nécessité de réduire l’écart entre la prévision des crises et les actions entreprises sur le terrain. Plusieurs pistes ont été évoquées, notamment l’utilisation d’algorithmes capables d’analyser de vastes ensembles de données pour détecter les risques émergents et permettre une mobilisation rapide des ressources avant l’aggravation des situations de détresse.
Dans son intervention, Omar Sultan Al Olama, ministre d’État chargé de l’Intelligence artificielle, de l’Économie numérique et des Applications de travail à distance des Émirats arabes unis, a souligné que l’IA ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur humanitaire. Selon lui, les capacités prédictives offertes par ces technologies permettent désormais aux organisations d’anticiper les besoins des populations vulnérables et d’orienter plus efficacement les efforts de secours.
Les discussions ont également porté sur les principes devant encadrer l’utilisation de l’intelligence artificielle. Jan Relander, du Centre de développement de l’OCDE, a insisté sur l’importance de la transparence, de l’équité et de la responsabilité dans le déploiement de ces outils. Il a notamment plaidé pour un renforcement de la planification de la résilience climatique au niveau local afin de mieux protéger les communautés exposées aux risques environnementaux.
Pour sa part, Greg Pooley, responsable du climat et de l’innovation au Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), a estimé que de nombreuses catastrophes sont aujourd’hui prévisibles grâce aux progrès technologiques. Il a toutefois regretté que les réponses humanitaires interviennent souvent après le déclenchement des crises, appelant à une exploitation plus ambitieuse de l’IA pour favoriser une action précoce et plus efficace.
Les participants ont enfin identifié plusieurs défis à relever pour généraliser l’usage de l’intelligence artificielle dans le secteur humanitaire, notamment la qualité des données, les contraintes financières et la nécessité de renforcer les capacités techniques. Ils ont également souligné l’importance d’une meilleure coordination entre les initiatives existantes afin de construire un système humanitaire plus réactif, capable d’anticiper les crises et de limiter leurs conséquences sur les populations les plus vulnérables.
CBO/FE/EN/AGP













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