PORT-GENTIL, 16 juin 2026 (AGP) – La municipalité de Port-Gentil, à l’Ouest du Gabon, a engagé, depuis le 5 juin et jusqu’au 30 juin prochain, une vaste opération de restauration de l’ordre urbain visant à débarrasser les voies publiques des véhicules abandonnés, des épaves et des garages anarchiques occupant les emprises routières, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Conduite sur instruction du maire central et mise en œuvre par les services techniques municipaux, cette initiative s’inscrit dans la continuité des actions déjà menées pour libérer les trottoirs et espaces publics précédemment occupés par des kiosques, boxes et autres installations irrégulières dans plusieurs secteurs de la capitale économique gabonaise.
Selon le directeur des services techniques municipaux, Racine-Kévin Rogombé, cette deuxième phase vise à assainir durablement l’environnement urbain et à améliorer les conditions de circulation des usagers.
« Après avoir sensibilisé les propriétaires de garages et les détenteurs de véhicules abandonnés, nous sommes passés à la phase opérationnelle. L’objectif est de dégager progressivement toute la ville de ces encombrants qui occupent illégalement le domaine public », a-t-il expliqué.
Pour le responsable des services techniques de la mairie, ces véhicules constituent également des facteurs d’insécurité.
« Certaines épaves servent parfois de cachettes aux agresseurs et autres individus mal intentionnés qui s’en servent pour commettre des actes répréhensibles », a-t-il ajouté.
Sur le terrain, l’opération suscite des réactions diverses parmi les habitants. Rencontré au quartier Grand Village, Jean-Claude Mavoungou salue une mesure qu’il juge nécessaire.
« Depuis plusieurs années, des voitures abandonnées occupent les rues sans que personne ne s’en préoccupe. Cela dégrade l’image de la ville et gêne la circulation. Je pense que la mairie fait enfin ce qu’il faut pour rendre Port-Gentil plus propre et plus sûre », a-t-il confié.
À l’inverse, un autre riverain, Hervé Nzamba, estime que certaines situations mériteraient davantage de souplesse.
« Je comprends la volonté d’assainir la ville, mais certaines personnes n’ont pas les moyens de réparer immédiatement leurs véhicules. Il faudrait peut-être prévoir un accompagnement ou des délais supplémentaires avant les enlèvements », a-t-il suggéré.
Les véhicules retirés de la voie publique sont désormais conduits en fourrière, où leurs propriétaires pourront les récupérer après paiement d’une redevance dont les modalités seront fixées par la municipalité.
Passé le délai réglementaire, les autorités municipales envisagent, en concertation avec leurs services juridiques, de procéder à la vente aux enchères des véhicules non réclamés.
« L’idée est d’éviter de recommencer ce même travail tous les trois ou six mois. Nous voulons restaurer durablement l’ordre urbain et offrir aux Port-Gentillais un cadre de vie plus agréable », a conclu M. Rogombé.
PMA/SMM/FE/EN/AGP












Commentaires