NDJOLÉ, 14 juin 2026 (AGP) – Plusieurs habitants de la commune de Ndjolé, chef-lieu du département de l’Abanga-Bigné, dans le centre du pays, ont dénoncé dimanche le tarif fixé à 500 FCFA sur chaque trajet par les chauffeurs de taxis de la ville, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
« Nous ne comprenons pas pourquoi on nous exige de débourser 500 FCFA sur une courte distance. C’est un problème qui perdure depuis longtemps et cela dérange les habitants de Ndjolé que nous sommes », a dénoncé Henri Enzuma, rencontré au marché de la ville. Non sans affirmer que les populations locales espéraient un changement de la réglementation des tarifs après la période de la Transition, qui a duré deux ans.
Les habitants en appellent à la réaction des autorités locales, notamment de la municipalité, afin qu’elle mette un terme à ce qu’ils qualifient d’arnaque.
« Pendant la période de la Transition, nous avons observé cette situation en nous disant que les choses allaient s’améliorer », a ajouté M. Enzuma, qui affirme être au chômage actuellement après avoir perdu son emploi dans une entreprise chinoise.
Interrogé ce jour, un conducteur de taxi ayant requis l’anonymat a choisi de ne faire aucun commentaire, se limitant à déclarer avoir trouvé cette pratique déjà en place : « Je ne peux rien vous dire. J’ai trouvé ce tarif au prix que ça coûte », a-t-il martelé.
De son côté, Samuel, un autre habitant, explique avoir été surpris de débourser 500 FCFA pour une courte distance lorsque son véhicule est tombé en panne et qu’il s’est vu obliger d’emprunter un taxi pour un parcours de quelques mètres.
Du côté des transporteurs urbains, certains pointent du doigt le mauvais état des routes qui desservent les dix quartiers de la commune de Ndjolé. D’autres habitants estiment que ce sont les taxis-motos, dont les autorités ont décidé de mettre fin à l’activité à cause des nombreux accidents de la circulation souvent mortels qui auraient instauré ce tarif. Ces derniers desservaient les quartiers dont les routes sont dans un piteux état.
Aussi, les habitants lancent un vibrant appel aux autorités compétentes pour que cette question soit prise à bras-le-corps.
WAN/SMM/FE/EN/AGP












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