LIBREVILLE, 14 juin 2026 (AGP) – La multiplication des violences xénophobes en Afrique du Sud suscite davantage l’indignation à travers le continent africain, plusieurs ressortissants étrangers, principalement originaires de pays africains voisins, seraient victimes d’agressions, de pillages et de menaces dans certaines localités sud-africaines, malgré l’interpellation du président de la République Cyril Ramaphosa, selon Radio France internationale.
Une situation qui cristallise les relations diplomatiques entre États africains qui amènent certains experts et politologues à donner leur avis sur ce dossier.
Dans une tribune intitulée « L’Afrique ne peut pas se permettre ce luxe meurtrier », le sociologue et acteur politique gabonais Fidèle Vendrix Mouloungui dénonce une situation qu’il juge contraire aux idéaux de solidarité et de fraternité africaine. Il rappelle que l’Afrique du Sud, longtemps admirée pour sa lutte contre l’apartheid, un système de ségrégation raciale institutionnalisé entre 1948-1991, et son modèle de réconciliation nationale, ne peut aujourd’hui être associée à des actes de rejet et de haine envers d’autres Africains qui étaient solidaires dans ce combat.
L’expert gabonais a déclaré que la xénophobie fragilise non seulement la cohésion sociale du pays, mais également le projet d’intégration africaine porté par les États du continent. Appelant, les autorités sud-africaines à prendre des mesures fermes pour protéger toutes les personnes vivant sur leur territoire, quelle que soit leur nationalité. Ce point de vue est nécessaire pour relancer le débat sur le renforcement de la coopération entre les peuples africains et promouvoir les valeurs de tolérance, de respect et de vivre-ensemble.La lutte contre la xénophobie demeure un défi majeur pour construire une Afrique unie et solidaire selon de nombreux observateurs.
FBN/JMNB/FE/EN/AGP












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