PORT-GENTIL, 10 juin 2026 (AGP) – Une réunion de coordination conduite par le directeur général de l’Agence nationale de l’aviation civile (ANAC), le général de division Eric Tristan Franck Moussavou, s’est tenue mercredi à Port-Gentil, dans la province de l’Ogooué-Maritime (Ouest du pays), afin d’évaluer les conséquences d’une fuite d’hydrocarbures survenue sur un pipeline situé dans l’emprise de l’aéroport international Joseph-Redjambé-Issani, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Cette rencontre a réuni l’opérateur concerné, la Direction générale des hydrocarbures, l’ASECNA, la police de l’air, la gendarmerie des transports aériens, l’Office national de sûreté et de facilitation des aéroports du Gabon (ONSFAG), ainsi que les services de l’ANAC. L’ objectif était de permettre une analyse concertée de l’incident et d’identifier les mesures nécessaires pour prévenir toute récidive.
Selon le chef inspecteur de l’ANAC, Pascal Truffault Igouwe, l’incident a été signalé le 28 mai dernier par le délégué régional de l’aviation civile de l’Ogooué-Maritime.
« Nous avons immédiatement saisi les différentes parties concernées afin de connaître les mesures d’urgence mises en œuvre par l’opérateur. Cette réunion de coordination devait permettre de faire un état des lieux complet avant une inspection sur le terrain », a-t-il expliqué.
Les échanges ont notamment porté sur les dispositifs de gestion de crise, les mesures environnementales engagées et les procédures spécifiques applicables dans un environnement aéroportuaire, particulièrement sensible au regard des normes de sécurité aérienne. Les autorités ont également demandé à l’opérateur de fournir une cartographie détaillée des canalisations présentes dans l’emprise aéroportuaire, ainsi que les éléments relatifs à leur intégrité et aux plans de gestion des risques. La visite du site a permis de mesurer l’ampleur de la pollution.
« Nous avons constaté qu’environ 10 500 m² de terrain ont été impactés et que près de 70 mètres cubes de sable souillé par les hydrocarbures ont déjà été extraits. Il était indispensable que l’autorité vienne constater les faits afin que chacun puisse assumer ses responsabilités », a souligné M. Igouwe. Les participants ont reconnu la nécessité de renforcer la coordination entre les différents acteurs intervenant dans la zone aéroportuaire. Pour le directeur régional adjoint des Hydrocarbures pour l’Ogooué-Maritime et la Nyanga, Patrick Mouendji, les premières mesures engagées par l’opérateur vont dans le bon sens, même si les conséquences environnementales demeurent importantes.
« L’impact de la fuite est considérable et les travaux de dépollution pourraient prendre plus de temps que prévu. Le ministère est présent sur le terrain depuis les premiers jours à travers ses équipes spécialisées », a-t-il indiqué.
Tout en saluant la réactivité de l’entreprise, il a relevé que les spécificités réglementaires liées à l’emprise aéroportuaire n’avaient pas été pleinement prises en compte.
« L’ opérateur a traité cet incident comme s’il s’agissait d’une zone ordinaire, alors qu’il existe des contraintes propres aux infrastructures aéroportuaires. Nous pensons qu’il a désormais bien assimilé ces exigences et que des mesures correctives seront prises », a-t-il conclu.
PMA/SMM/FE/EN/AGP












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