LIBREVILLE, 4 juin 2026 (AGP)- Le Barreau du Gabon a réitéré mercredi écoulé sa demande d’abrogation de l’article 22 de la loi organique n°008/2019, estimant que cette disposition porte atteinte à certains principes fondamentaux de l’exercice de la profession d’avocat, a noté l’Agence gabonaise de presse.
Selon le Barreau, cet article impose aux avocats inscrits au grand tableau depuis au moins dix ans de prêter un nouveau serment avant de pouvoir postuler ou plaider devant la Cour de cassation alors qu’ils avaient déjà prêté serment devant cette même juridiction lors de leur entrée dans la profession.
‹‹Comment pouvons-nous justifier cette double prestation de serment devant la plus haute cour ? Cette disposition adoptée sans concertation avec tous les acteurs impliqués est de notre point de vue sérieusement contestable››, a indiqué le Bâtonnier de l’Ordre des avocats du Gabon, Me Raymond Obame Sima.
Plusieurs membres du barreau soutiennent que l’ancienneté et l’expérience professionnelle constituent des garanties suffisantes de compétence pour les avocats appelés à intervenir devant la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Ils estiment que cette exigence crée une distinction artificielle entre les praticiens et risque d’instaurer une forme de hiérarchisation au sein de la profession.
‹‹Pour exercer notre profession, l’avocat prête deja serment devant la cour de cassation lors de son inscription au petit tableau. Ce serment l’autorise déjà à assurer la défendre des justiciables devant toute les juridictions nationales››, précise Me Raymond Obame Sima.
Le barreau du Gabon appelle ainsi les autorités compétentes à engager une révision de cette disposition afin de préserver l’indépendance de la profession et de renforcer la confiance entre les différents acteurs de la chaîne judiciaire.
ATM/JM/FE/EN/AGP










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