Politique

Gabon : le chef de l’État clarifie plusieurs sujets d’actualité sur France 24

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Le Président de la République, Chef de l'Etat, chef du Gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema.

LIBREVILLE, 3 juin 2026 (AGP) – Le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est exprimé sur plusieurs dossiers majeurs de l’actualité nationale lors d’un entretien accordé à la chaîne France 24, abordant notamment la suspension des réseaux sociaux, l’affaire Bongo-Valentin et les perspectives institutionnelles du Gabon.

Interrogé sur la suspension des réseaux sociaux en vigueur depuis le 17 février, le chef de l’État a indiqué que la mesure relève de la Haute Autorité de la Communication (HAC), institution chargée de la régulation des contenus numériques et de la lutte contre les injures et la désinformation en ligne. Il a annoncé une levée prochaine de cette restriction, une fois le cadre légal finalisé par le Parlement.

« Les réseaux sociaux ont été suspendus, non pas par l’exécutif, mais par la HAC. Après l’adoption du cadre légal par le Parlement, nous procéderons à leur réouverture. Des sanctions seront prévues pour ceux qui portent atteinte à l’image des personnes », a-t-il déclaré.

Abordant les accusations de torture formulées en France par Sylvia Bongo, épouse de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, Brice Clotaire Oligui Nguema a rejeté ces allégations, évoquant des « accusations infondées » et une tentative de remise en cause du processus judiciaire. Il a rappelé que la transition s’était déroulée sans effusion de sang et que les décisions de justice reposaient sur des éléments matériels.

« Aucune preuve de torture n’a été établie. La justice a statué sur la base d’éléments concrets, notamment des saisies importantes de fonds », a-t-il affirmé.

Concernant Ali Bongo Ondimba, à qui un passeport diplomatique a récemment été délivré, le président de la République a affirmé qu’il ne faisait l’objet d’aucune procédure engagée par l’État gabonais et qu’il bénéficiait de la liberté de circulation. Il a toutefois estimé que la gestion des dernières années du pouvoir avait été assurée par son entourage.

« Ali Bongo Ondimba est considéré comme un ancien chef d’État. Les cinq dernières années de gouvernance n’ont pas été directement conduites par lui. Sa famille proche a joué un rôle central dans les décisions », a-t-il déclaré.

Évoquant enfin la question de la limitation des mandats et des garanties constitutionnelles, Brice Clotaire Oligui Nguema a assuré que la nouvelle Constitution comporte des dispositions empêchant toute dérive dynastique.

« Nous avons inscrit dans la Constitution des verrous clairs. Le fils d’un président ne peut pas lui succéder directement. Il n’y aura pas de dynastie politique », a-t-il conclu.

LKM/TYM/CBM/RL/AGP

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