LIBREVILLE, 19 mai 2026 (AGP) – Une réunion de cadrage relative aux tensions opposant le ministère public, les officiers de police judiciaire et les agents de la Sécurité pénitentiaire de Mouila, dans la province de la Ngounié, s’est tenue lundi 18 dernier au ministère de la Justice, en présence du bureau du Syndicat national des magistrats du Gabon (Synamag), a appris l’Agence gabonaise de presse de source officielle.
Présidée par le ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Droits humains, Augustin Emane, cette rencontre faisait suite aux récentes déclarations du Synamag concernant la situation enregistrée à Mouila, dans la province de la Ngounié.
Selon les autorités judiciaires, les échanges ont permis d’apporter des clarifications juridiques sur les questions soulevées, tout en relevant certaines insuffisances dans le recoupement des informations auprès des différentes parties concernées. La rencontre a également été l’occasion d’examiner les conséquences juridiques des actes posés et de rétablir les faits, point par point.
Le ministre de la Justice a indiqué attendre les rapports d’enquête de l’Inspection générale des services judiciaires ainsi que ceux de l’Inspection des services de la Sécurité pénitentiaire, à la suite de la mission effectuée à Mouila le 22 avril dernier. Au cours de cette séance de travail, Augustin Emane a aussi réagi au communiqué publié le 13 mai 2026 par le Synamag, dans lequel le syndicat annonçait avoir adressé une correspondance au président de la République, chef du Gouvernement, en vue de solliciter son arbitrage pour un retour à la sérénité.
Face au bureau du syndicat conduit par son secrétaire général, Mbelé Harnac Claver, le membre du Gouvernement a rappelé que le rôle du ministre de la Justice est de garantir le bon fonctionnement de l’appareil judiciaire. Il a estimé que la suspension des unités de recherche par le procureur de la République près le tribunal de Mouila ne favorisait pas le bon déroulement des procédures judiciaires.
Le ministre a, par ailleurs, relevé que certaines positions exprimées par le syndicat laissaient apparaître des insuffisances dans le traitement équilibré des informations relatives à cette affaire. Augustin Emane a annoncé que le Conseil supérieur de la magistrature sera saisi afin de déterminer les responsabilités individuelles et d’envisager d’éventuelles sanctions disciplinaires contre les personnes impliquées.
Il a enfin exhorté les magistrats ainsi que l’ensemble des acteurs de la chaîne judiciaire à faire preuve de retenue et de responsabilité dans la conduite des affaires judiciaires, afin de préserver la sérénité au sein de l’institution judiciaire.
FSS/JM/FE/EN/AGP










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