LIBREVILLE, 3 mai 2026 (AGP)- Un an après le début de magistère de Brice Clotaire Oligui Nguéma, le secteur culturel et artistique gabonais affiche des signes de redynamisation, entre réformes institutionnelles, promotion du patrimoine et relance des initiatives créatives, a noté l’Agence gabonaise de presse.
Depuis mai 2025, les autorités gabonaises ont inscrit la culture parmi les priorités de la refondation nationale, avec pour objectif de structurer le secteur et de renforcer son rôle dans le développement du pays. Parmi les principales avancées figure la réforme du cadre juridique, notamment à travers l’élaboration de nouveaux textes relatifs au statut de l’artiste et à la protection des droits d’auteur, destinés à mieux encadrer et professionnaliser le milieu culturel.
Sur le plan international, plusieurs actions ont contribué au rayonnement de la culture gabonaise, notamment l’inscription du Mvet au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, le projet d’inscription du Bwiti, ainsi que la participation du Gabon en qualité de pays invité d’honneur au Festival des musiques urbaines d’Anoumabo (FEMUA). À cela s’ajoute le récent décret instituant le port obligatoire de la tenue africaine chaque vendredi dans l’administration publique.
Sur le plan financier, l’État a également annoncé une augmentation des moyens alloués au secteur culturel, traduisant une volonté de soutenir la préservation du patrimoine et la création contemporaine. Toutefois, plusieurs acteurs culturels estiment que ces engagements doivent encore se traduire concrètement sur le terrain.
Malgré l’organisation d’expositions et de projets collaboratifs favorisant la visibilité des artistes, le secteur reste confronté à des difficultés, notamment le manque d’infrastructures, l’insuffisance des financements et la faible professionnalisation des acteurs.
Au terme de cette première année de la Ve République, le secteur culturel apparaît ainsi engagé dans une dynamique de relance.
ATM/JM/RL/CBM/AGP










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