LIBREVILLE, 3 mai 2026 (AGP) – Un an après son élection, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, imprime une orientation économique fondée sur la souveraineté industrielle, la discipline budgétaire et l’inclusion des Gabonais dans la dynamique productive.
Dès les premiers mois, les autorités ont renforcé le contrôle des ressources naturelles dans une logique stratégique, en cohérence avec le Plan national de croissance et de développement.
L’objectif affiché est de réduire la dépendance aux multinationales tout en accélérant l’industrialisation. Elle s’est traduite par le rachat d’actifs pétroliers, notamment ceux d’Assala Energy et de Tullow Oil, ainsi que par la mise en production du champ de Grand N’Gongui. Mais aussi, l’ interdiction progressive de l’exportation du manganèse brut à l’horizon 2029.
Sur le plan des finances publiques, l’exécutif a engagé une politique de rigueur visant à restaurer les équilibres macroéconomiques. Le budget de l’État, établi à plus de 6 000 milliards de FCFA, s’inscrit dans cette logique de soutenabilité. Dans ce cadre, le Gabon a consolidé ses relations avec ses partenaires financiers, notamment le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement, afin de renforcer sa crédibilité, une part significative des ressources consacrée au service de la dette.
Au-delà de ces ajustements, les autorités entendent inscrire la relance économique dans une approche inclusive afin de permettre à chaque Gabonais de trouver sa place dans le tissu économique. Cette vision repose sur la promotion de l’entrepreneuriat, de l’initiative individuelle et de la valorisation des compétences locales, faisant du citoyen un acteur de son propre destin. L’État positionné comme facilitateur, s’attache à créer un environnement favorable à l’émergence d’activités génératrices de revenus.
En favorisant des activités encadrées, ce programme illustre la volonté de conjuguer emploi, mobilité urbaine et autonomisation économique.
Par ailleurs, la diversification de l’économie demeure un axe prioritaire. Les efforts portent sur le développement de la production locale, en particulier dans le secteur avicole, ainsi que sur la poursuite des projets d’infrastructures. L’amélioration du réseau routier et la mise en place d’un centre national de données traduisent cette ambition de modernisation.
Au terme de cette première année, le bilan économique se caractérise par des réformes structurelles orientées vers la souveraineté, la rigueur et l’inclusion. Des avancées sont perceptibles, même si le contexte économique reste contraint et continue de peser sur la pleine réalisation des objectifs fixés.
MIM/CBM/AGP












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