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Gabon/An I d’Oligui Nguema : regards croisés entre société civile, opérateurs et citoyens

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LIBREVILLE, 3 mai 2026 (AGP) – Un an après l’investiture du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les perceptions de son action diffèrent selon les acteurs de la société civile, du secteur économique et les citoyens, entre avancées reconnues et difficultés persistantes.

Élu à l’issue du scrutin du 12 avril 2025, le chef de l’État avait suscité un fort espoir au sein de la population. Douze mois plus tard, les appréciations varient, oscillant entre satisfaction prudente et impatience face aux défis quotidiens.

Pour Pierre Mintsa, acteur de la société civile, il reste prématuré de dresser un jugement définitif sur un mandat de sept ans. « Il y a des avancées significatives dans plusieurs secteurs », souligne-t-il, évoquant notamment les projets d’infrastructures comme la cité administrative Émeraude. Il relève toutefois des difficultés persistantes dans l’accès à l’eau, à l’électricité et dans la lutte contre le chômage des jeunes. Selon lui, l’écart entre les décisions annoncées et leur mise en œuvre sur le terrain demeure un frein majeur. « Certains responsables administratifs n’appliquent pas efficacement les orientations gouvernementales », regrette-t-il, tout en estimant le bilan globalement positif.

L’espoir demeure pour ses nombreux commerçants.

Dans le secteur économique, Gaston Midoungani, opérateur gabonais, salue les opportunités créées pour les entreprises locales depuis l’arrivée d’Oligui Nguema au pouvoir. Il cite la facilitation de l’accès aux marchés publics et l’émergence de champions nationaux, à l’image du groupe ACK, devenu récemment acquéreur de Colas Gabon. Il appelle néanmoins à une application plus rigoureuse des mesures destinées à renforcer la préférence nationale.

Sur le terrain, les citoyens expriment des préoccupations plus immédiates. Marie Jeanne Moussavou, commerçante, déplore l’état des routes rurales, le coût élevé du transport et les dégâts causés par les animaux protégés dans les plantations, qui affectent directement ses activités.

Les étudiants, eux aussi, font entendre leur voix. Sarah, inscrite à l’Université Omar Bongo, évoque les difficultés liées aux conditions de vie estudiantines : retards récurrents dans le paiement des bourses, insuffisance des logements universitaires et pression croissante sur les infrastructures existantes.

Entre attentes sociales, ambitions économiques et chantiers institutionnels, de nombreux Gabonais espèrent désormais des réponses concrètes pour améliorer durablement leurs conditions de vie.

LKM/TYM/CBM/AGP

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