LIBREVILLE, 14 avril 2026 (AGP) – Lors de la 224e session du Conseil exécutif de l’UNESCO, le ministre d’État gabonais, ministre de l’Education nationale et de l’Instruction civique, Camélia Ntoutoume-Leclercq, a repositionné le Gabon comme un acteur d’influence à travers la culture, l’environnement et l’innovation dans un contexte mondial en recomposition a-t-on appris.
Loin d’un discours institutionnel, le Gabon entend capitaliser sur ses atouts stratégiques pour renforcer sa voix au sein du système multilatéral.
Symbole de cette diplomatie culturelle assumée, l’inscription du Mvett au patrimoine immatériel de l’humanité apparaît comme un marqueur fort. « Une victoire pour l’Afrique centrale et l’humanité toute entière », a souligné la cheffe de l’Education nationale inscrivant cet héritage dans une logique de rayonnement régional et international.
Selon elle, au-delà de la reconnaissance, le Gabon cherche ainsi à valoriser ses identités culturelles comme levier d’influence et de légitimité dans les enceintes internationales.
Sur le plan environnemental, avec 88 % de couvert forestier, le pays revendique un statut de puissance écologique, au cœur du bassin du Congo. Mais derrière cette posture, une frustration affleure; l’absence de reconnaissance au sein du programme “Man and the Biosphere”. « Il est temps que notre engagement environnemental soit reconnu à sa juste valeur », a-t-elle plaidé appelant à un accompagnement technique. Dans un monde où la gouvernance climatique redessine les hiérarchies, le Gabon entend transformer son capital naturel en levier diplomatique concret.
Pour Mme Ntoutoume Leclercq, le Gabon avance sur un front, plus prospectif, celui de l’innovation régulée. En s’appuyant sur l’UNESCO pour structurer une stratégie nationale d’intelligence artificielle fondée sur l’éthique. Le pays tente de se positionner dans un débat global encore largement dominé par les grandes puissances.« L’UNESCO n’est pas un luxe : elle est le socle de la paix par l’éducation, les sciences et la culture », a-t-elle indiqué.
En filigrane, cette prise de parole révèle une inflexion; le Gabon ne plaide plus seulement pour une meilleure intégration, il revendique désormais une reconnaissance à la hauteur de ses engagements.
JPMM/JMNB/WM/EN/AGP









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