LIBREVILLE, 14 mars 2026 (AGP) – Les frappes sur l’île de Kharg du vendredi 13 mars 2026 ont provoqué une onde de choc immédiate sur les marchés mondiaux avec le prix qui a augmenté à 103,14 dollars, une hausse brutale provoquée par la crainte d’une rupture totale des exportations iraniennes, ainsi qu’une tension diplomatique extrême, selon Euronew.
Ces frappes ont provoqué un choc pétrolier majeur, propulsant les prix du brut (autour de 103 dollars) face au risque de rupture des exportations iraniennes. Cette crise, intensifiant les tensions géopolitiques, a déclenché une forte volatilité sur les marchés mondiaux.
Les places financières mondiales ont plongé. Le CAC 40 a perdu près de 1 % hier, et les analystes craignent une récession mondiale si le pétrole reste durablement au-dessus de 100 $. Le Dollar se renforce face à l’Euro, les investisseurs fuyant les actifs risqués. L’or recule légèrement, les marchés privilégiant les liquidités en dollars dans l’immédiat.
Après avoir franchi 111 dollars la semaine dernière, le prix du baril du pétrole était redescendu à plus 90 dollars, suite aux déclarations du président américain qui annonçait que la guerre contre l’Iran était presque finie.
La guerre au Moyen-Orient, qui paralyse le détroit d’Ormuz et avec lui la circulation mondiale des hydrocarbures, constitue «la plus importante perturbation » de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire, a averti jeudi l’Agence internationale de l’énergie (AIE). D’autant plus que l’année dernière, plus de 20 millions de barils de pétrole brut, de condensats (un liquide de faible densité souvent produit à partir de gaz naturel) et de carburants ont transité quotidiennement par le détroit, en moyenne, selon les données de la société d’analyse de fret Vortexa.
Face à l’envolée des prix (le Brent a franchi les 103 $), une action mondiale sans précédent a été lancée le 11 mars 2026 par l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE). Donald Trump maintient sa ligne dure, affirmant que les infrastructures énergétiques de Kharg seront les prochaines si Téhéran ne garantit pas la libre circulation des navires. L’Iran hausse le ton avec des menaces directes. Les Gardiens de la Révolution ont déclaré que les infrastructures des pays du Golfe (Émirats arabes unis, ports, bases américaines) sont désormais des « cibles légitimes » et seront « réduites en cendres » en cas de nouvelle attaque. La Chine appelle à un cessez-le-feu immédiat, invoquant le respect de la souveraineté iranienne. La Russie dénonce une « aventure dangereuse » qui pourrait mener à une catastrophe régionale, tandis que la France a proposé sa médiation pour accueillir des pourparlers à Paris, soulignant l’urgence d’éviter une guerre totale.
Les prochaines heures seront cruciales, notamment avec la réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU prévue ce samedi soir.
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