LIBREVILLE, 11 mars 2026 (AGP) – Les participantes à l’atelier régional sur l’autonomisation économique des jeunes femmes dans les filières agricoles durables ont été formées, ce mercredi, à l’élaboration du plan d’affaires, lors d’un panel pratique animé au Centre de compétences professionnelles et entrepreneuriales Zita Oligui Nguema (CCPE-ZON) de l’Université Omar Bongo, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Cette session, conduite par la présidente de la Fondation de l’Institut Agrobabe, Claudia Senghor, constituait la troisième journée de l’atelier organisé par l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et la Fondation Ma Bannière. Les trente ambassadrices ont été initiées aux dix composantes essentielles d’un plan d’affaires, un document qui, selon Mme Senghor, ne doit pas dépasser trente pages pour rester opérationnel.
Les participantes ont ainsi travaillé sur la présentation du contexte, la définition du projet, l’étude de marché, la stratégie marketing, la gestion des opérations de production, les besoins en ressources humaines, l’analyse SWOT, l’analyse des risques, la planification financière et les projections à moyen et long termes. « L’essentiel, dans la mise en œuvre d’un projet, est d’identifier les actions majeures permettant d’en suivre la progression », a rappelé la formatrice.
Abordant l’étude de marché, Mme Senghor a souligné la nécessité d’anticiper les fluctuations des prix agricoles, influencées notamment par les conditions climatiques. Elle a ainsi encouragé les participantes à élaborer deux scénarios – optimiste et pessimiste – afin de mieux préparer leurs stratégies.
Pour Mariame Mengue Mbeng, entrepreneure gabonaise dans les produits de la mer, cet exercice offre « une vision structurée » de son projet et facilite le suivi des approvisionnements. L’Équato-guinéenne Rebeca Bengone, active dans la distribution agricole, voit dans le business plan « un outil de contrôle des productions, de connaissance du marché et de gestion des stocks ».
Le Dr Digne Ngoma-Mona, spécialisée en transformation agroalimentaire, estime que cette formation lui permettra de mieux organiser et évaluer son projet. Quant à Elie Mbeki de la République Démocratique du Congo (RDC) et Abdil Bakossa de la République Centrafricaine (RCA), toutes deux débutantes dans le secteur agricole, ce panel pratique leur donne les compétences nécessaires pour produire un document professionnel susceptible d’être présenté aux institutions financières.
La journée s’est achevée par une visite de la plantation du département d’Agronomie de l’Université Omar Bongo.
CM/CBM/FSS/EN/AGP











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