LIBREVILLE, 9 mars 2026 (AGP) – L’UNICEF a réaffirmé la nécessité de renforcer les mécanismes judiciaires de protection de l’enfant au Gabon, lors d’un séminaire consacré à la justice pour mineurs, ouvert ce lundi 9 mars à Libreville et réunissant magistrats et greffiers, acteurs clés du système judiciaire, a constaté l’Agence gabonaise de presse.
Lors de cette rencontre, qui vise à consolider les connaissances des acteurs judiciaires et à adapter les pratiques aux défis croissants liés à la protection de l’enfance, notamment face à l’augmentation des violences en milieu scolaire et aux situations de vulnérabilité auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes, la représentante adjointe de l’UNICEF, Dina Rakotoharifetra, a indiqué que les données récentes sur la protection de l’enfant révèlent une hausse des cas de violences en milieu scolaire.
Selon elle, le pays a enregistré 5 125 cas de violences en milieu scolaire en 2023, contre 752 en 2021 et 690 en 2022. Dans ces statistiques, les abus sexuels touchent majoritairement les filles, avec 148 cas déclarés en 2023, contre 4 cas concernant les garçons.
Malgré ces chiffres préoccupants, certains progrès ont été relevés, notamment la réduction du nombre d’enfants en conflit avec la loi, ce qui traduit les efforts menés en matière de médiation, de prévention et d’orientation éducative.
Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Dr Augustin Emane, a salué l’appui des partenaires techniques et financiers, notamment l’UNICEF, pour son engagement en faveur de la protection de l’enfant au Gabon. Il a rappelé que la protection des enfants constitue un enjeu majeur pour la société et s’inscrit dans la vision des plus hautes autorités de l’État, sous l’impulsion du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema.
Le ministre a également souligné l’importance du rôle des magistrats et des greffiers dans la justice des mineurs, face aux nouveaux défis liés aux violences, à l’exploitation ou à la vulnérabilité des enfants.
NMN/JM/FSS/EN/AGP










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