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Gabon/Élevage/Relance bovine : l’Agropag de Ntoum confirme l’adaptation du cheptel

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LIBREVILLE, 28 février 2026 (AGP) – Treize mois après l’arrivée des bovins importés du Brésil, le site agropastoral de Ntoum affiche des résultats jugés « satisfaisants » par ses responsables, qui confirment l’adaptation progressive du cheptel aux conditions locales. Reportage.

Sur la route de Donguila, à l’entrée du vaste domaine de 400 hectares que constitue l’Agropag de Ntoum, les serres s’alignent à perte de vue. Il est 10h30 lorsque l’équipe de reporters de l’Agence gabonaise de Presse (AGP) franchit le portail du site, relancé en mars 2024 à l’initiative du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, sous la supervision de l’ancien Premier ministre, Raymond Ndong Sima. L’activité y est dense, entre production végétale et élevage.

Au cœur du dispositif, la filière bovine occupe une place stratégique. « Nous avons reçu 201 vaches en janvier 2025. Aujourd’hui, le site de Ntoum en compte 121, les 90 autres ayant été transférées à Oyem », explique Eris Mouloungui, directeur du site. Le cheptel s’est également accru grâce à de nouvelles naissances, signe encourageant de l’acclimatation des animaux au climat et aux pâturages gabonais.

Dans les enclos, les bovins se nourrissent principalement de fourrage naturel. Pour compléter leur ration, l’Agropag s’approvisionne en aliment composé auprès de la Société meunière et avicole du Gabon (SMAG). « La première phase du projet était entièrement consacrée à l’acclimatation. Il fallait stabiliser les animaux avant d’envisager une montée en production »,  précise M. Mouloungui.

L’année 2026 marque ainsi le passage à une nouvelle étape : celle de la reproduction. Les responsables du site assurent que les premières productions de lait et de viande issues de l’Agropag devraient être disponibles « dès le premier trimestre 2027 », une perspective qui s’inscrit dans la stratégie nationale de renforcement de la sécurité alimentaire.

Mais la montée en puissance du site se heurte à un obstacle majeur : l’énergie. « Nous fonctionnons encore avec des groupes électrogènes pour l’ensemble de nos activités. Au vu du volume de travail, il nous faudrait soit des panneaux solaires, soit un raccordement direct à une ligne de la SEEG », souligne le directeur.

Eris Mouloungui, responsable du site de Ntoum.

En attendant, les opérations se poursuivent sous la surveillance permanente des équipes de la gendarmerie nationale de Ntoum, mobilisées jour et nuit pour sécuriser les installations. Le gouvernement a d’ailleurs renforcé le dispositif institutionnel en dissolvant la Société d’Agriculture et d’Élevage du Gabon (SAEG) au profit de l’Agropag, lors du Conseil des ministres du 26 février, afin de consolider les capacités opérationnelles du secteur.

Sur le terrain, l’adaptation du cheptel apparaît désormais comme un acquis. Reste à transformer cette réussite technique en production durable, capable d’alimenter les marchés nationaux.

CM/CBM/WM/AGP

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