LIBREVILLE, 19 février 2026 (AGP) – Quarante-huit heures après la décision de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de suspendre l’accès aux réseaux sociaux, plusieurs plateformes numériques ont accepté de se conformer aux lois gabonaises et de renforcer la modération des contenus, a-t-on appris de sources concordantes.
Il s’agit notamment de TikTok, Facebook, YouTube, Meta et WhatsApp. Selon ces sources, deux jours après la mesure de suspension, la HAC aurait reçu plusieurs appels et correspondances émanant des représentants africains de ces entreprises, sollicitant un cadre de concertation avec les autorités gabonaises.
Ces plateformes de renommée mondiale se seraient engagées à respecter les lois nationales en matière de régulation et à collaborer avec les autorités compétentes pour assurer une modération accrue des contenus, en vue de prévenir la diffusion de publications jugées contraires aux us et coutumes ainsi qu’aux valeurs de la société gabonaise.
D’après les mêmes sources, la crainte d’un effet d’entraînement de la décision gabonaise dans d’autres pays africains expliquerait en partie cette démarche. Certaines personnalités du continent, notamment en Côte d’Ivoire, auraient salué la décision de la HAC et appelé leurs gouvernements respectifs à envisager des mesures similaires pour lutter contre les dérives numériques.
Il convient de rappeler que depuis 2023, le président de la HAC, Germain Ngoyo Moussavou, avait alerté les responsables des plateformes concernées sur les risques liés à l’absence de modération suffisante, notamment en matière de cohésion sociale et de respect des institutions de la République.
Dans cette optique, il s’était également associé à ses homologues des pays membres du Réseau francophone des régulateurs des médias (REFRAM), lors de la 8ᵉ conférence tenue le 28 janvier 2025 à Dakar, afin de porter ces préoccupations auprès des géants du numérique. Des engagements auraient alors été annoncés, sans effets concrets à ce jour, selon les sources.
«Face à la toxicité constatée sur les réseaux sociaux et à leur impact négatif sur la société gabonaise, la HAC n’avait pas d’autre choix que de trancher », ont confié ces sources.
SN/FSS/AGP











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